Salomon fils de David, un prophète-roi (عليه السلام)

Dieu ayant mentionné Salomon (sur lui soit la paix) parmi Ses prophètes (voir par exemple Coran 4/163, et 6/84-87), certains juifs de Médine, à l'époque du prophète Muhammad, s'en étonnèrent, arguant que Salomon, n'étant même pas resté purement monothéiste, ne pouvait absolument pas être un prophète de Dieu (cette circonstance de révélation est relatée dans Tafsîr ul-Qurtubî, Rûh ul-ma'ânî, etc.).

Le fait est que dans le texte biblique, plus précisément dans le Premier Livre des Rois, qui fait partie des Neviim (livres dits des "Prophètes"), voici ce qu'on lit au sujet de Salomon : "A l'époque de la vieillesse de Salomon, ses femmes détournèrent son cœur vers d'autres dieux ; et son cœur ne fut plus intègre à l'égard du Seigneur, son Dieu, contrairement à ce qu'avait été le cœur de David son père. Salomon suivit Astarté, déesse des Sidoniens, et Milkôm, l'abomination des Ammonites. Salomon fit ce qui est mal aux yeux du Seigneur et il ne suivit pas pleinement le Seigneur comme David, son père. C'est alors que Salomon bâtit sur la montagne qui est en face de Jérusalem un haut lieu pour Kemosh, l'abomination de Moab, et aussi pour Molek, l'abomination des fils d'Ammon. Il en fit autant pour les dieux de toutes ses femmes étrangères : elles offraient de l'encens et des sacrifices à leurs dieux" (1 Rois 11/4-8).

Dieu expliqua alors dans le Coran que Salomon était bel et bien resté monothéiste, et que ce passage figurant dans les Ecritures antérieures s'expliquait par un fait précis...
Dieu dit ainsi : "وَاتَّبَعُواْ مَا تَتْلُواْ الشَّيَاطِينُ عَلَى مُلْكِ سُلَيْمَانَ ـ وَمَا كَفَرَ سُلَيْمَانُ وَلَكِنَّ الشَّيْاطِينَ كَفَرُواْ يُعَلِّمُونَ النَّاسَ السِّحْرَ ـ وَمَا أُنزِلَ عَلَى الْمَلَكَيْنِ بِبَابِلَ هَارُوتَ وَمَارُوتَ. وَمَا يُعَلِّمَانِ مِنْ أَحَدٍ حَتَّى يَقُولاَ إِنَّمَا نَحْنُ فِتْنَةٌ فَلاَ تَكْفُرْ. فَيَتَعَلَّمُونَ مِنْهُمَا مَا يُفَرِّقُونَ بِهِ بَيْنَ الْمَرْءِ وَزَوْجِهِ. وَمَا هُم بِضَآرِّينَ بِهِ مِنْ أَحَدٍ إِلاَّ بِإِذْنِ اللّهِ. وَيَتَعَلَّمُونَ مَا يَضُرُّهُمْ وَلاَ يَنفَعُهُمْ. وَلَقَدْ عَلِمُواْ لَمَنِ اشْتَرَاهُ مَا لَهُ فِي الآخِرَةِ مِنْ خَلاَقٍ. وَلَبِئْسَ مَا شَرَوْاْ بِهِ أَنفُسَهُمْ. لَوْ كَانُواْ يَعْلَمُونَ" :
"Et ils suivirent ce que des djinns mauvais racontaient au sujet du règne de Salomon. Alors que Salomon n'a pas fait de kufr. Ce sont ces djinns qui ont fait kufr, enseignant aux hommes la magie.
Et (ils suivirent) [en en faisant une mauvaise utilisation] ce qui avait été descendu sur les deux anges à Babylone, Hârût et Mârût. Alors que ceux-ci n'enseignaient à personne sans avoir dit : "Nous ne sommes qu'une épreuve. Ne fais donc pas le kufr". Ils apprenaient donc d'eux ce par quoi ils provoquaient la séparation entre l'homme et son épouse. Et ils ne peuvent nuire à personne sauf avec la permission (takwînî) de Dieu. Ils apprenaient ce qui leur nuit et ne leur est pas utile. Et ils ont su que celui qui acquiert cela n'aura pas de part dans l'au-delà. Bien mauvais est ce contre quoi ils ont vendu leur âme. S'ils savaient !"
(Coran 2/102).

Qui sont ceux qui sont désignés par ce pronom pluriel "ils" ? Le verset précédent (2/101) parlait de "فَرِيقٌ مِّنَ الَّذِينَ أُوتُواْ الْكِتَابَ" : "un groupe parmi ceux à qui l'Ecriture avait été donnée" : il s'agit d'un groupe parmi les fils d'Israël. Le pronom présent dans ce verset 2/102 renvoie à ce groupe nominal. Bien que ceux dont parle le verset 2/101 ne sont pas exactement les mêmes hommes que ceux dont parle le verset 2/102, dans les deux cas il s'agit d'un groupe parmi les fils d'Israël.

Dans ce passage, Dieu affirme que Salomon était bel et bien resté monothéiste et ne s'était pas adonné au kufr. Et que c'étaient des djinns mauvais qui avaient propagé à son sujet cette calomnie (idolâtrie, règne établi par la magie) : "تَتْلُواْ" signifie ici : "تلَتْ" et : "تَقَوَّلَتْ" (voir Tafsîr ul-Qurtubî).

Même si tous les fils d'Israël n'y crurent pas (Tafsîr ul-Qurtubî 2/42), cette rumeur se répandit dans certains pans du peuple. Par la suite, des chroniqueurs finirent pas l'intégrer dans leurs écrits comme un fait historique. Et ce qui était à l'origine une calomnie finit ainsi par se retrouver dans les Ecritures comme un fait dûment établi au sujet de Salomon.
(C'était probablement de leur assujettissement aux travaux de Salomon que ces djinns voulaient se venger par le moyen de ces calomnies (cliquez ici).)

Etant donné que Dieu a révélé Sa Parole qu'est le Coran comme confirmant globalement l'Ecriture avant lui (mussaddiqan li mâ bayna yadayhi min al-kitâb) en même temps que rectifiant des erreurs qui s'y sont glissées (muhayminan 'alayh) (Coran 5/48) (cliquez ici pour en savoir plus), Dieu y rétablit la vérité au sujet de nombreuses choses controversées parmi les fils d'Israël (Coran 27/76). Il blanchit donc ici Salomon de ces calomnies ayant pour source des esprits (djinns) : "Et ils suivirent ce que des djinns mauvais racontaient au sujet du règne de Salomon. Alors que Salomon n'a pas fait de kufr. Ce sont ces djinns qui ont fait kufr, enseignant aux hommes la magie."

D'ailleurs dans le livre suscité, le Premier Livre des Rois, on lit aussi ceci : "Cette demande de Salomon plut au Seigneur. Dieu lui dit : "Puisque tu as demandé cela (…), voici, j'agis selon tes paroles : je te donne un cœur sage et perspicace, de telle sorte qu'il n'y a eu personne comme toi avant toi, et qu'après toi il n'y aura personne comme toi parmi les rois" (1 Rois 3/10-13). Ce passage-ci relate de Dieu de grandes éloges de Salomon. Or il est impossible de penser que Dieu ait pu dire pareilles paroles d'éloges au sujet de Salomon, tout en pensant qu'Il savait alors – car Il sait à l'avance tout ce qui va se passer – que Salomon allait plus tard tomber dans l'idolâtrie. En fait c'est bien le contenu de l'autre passage qui contredit la réalité, et la présence de ce contenu dans le même texte est due à ce que nous avons vu.

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Ici il faut préciser que la signification de certains termes et certaines demi-phrases du passage coranique susmentionné fait l'objet d'interprétations divergentes parmi les commentateurs :

Si nous rappelons cette réalité, c'est afin d'éviter la réduction de la compréhension de ce passage coranique aux seules interprétations qui nous ont, à nous, semblé pertinentes.

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Faire de la magie
(nous ne parlons pas de la simple prestidigitation, qui relève de l'habilité des mains, mais de la magie qui consiste à concocter un sort contre quelqu'un), est-ce du kufr akbar ou du kufr asghar ?

Ce point fait l'objet d'avis divergents entre les ulémas mujtahidûn (ash-Shâfi'î pensait ainsi que si toute magie est strictement interdite, toutes les formes de magie ne relèvent cependant pas du kufr akbar : Ahkâm ul-qur'ân 1/48).

En fait, ce qui est certain c'est que toute opération qui comporte l'invocation faite à des djinns (ou tout autre que Dieu) est de la magie, constitue du kufr akbar, que cela apporte du tort ou un bénéfice à celui au sujet de qui elle est faite. Il n'y a pas de divergence sur ce point.
La divergence susmentionnée tient uniquement à la question de savoir s'il existe ou non certaines magies qui, bien que strictement interdites car ayant un effet non-autorisé (voir ci-dessus), ne comportent pas d'invocations ni d'appels non-verbaux à des djinns, et sont seulement des combinaisons d'éléments matériels (sur lesquels on ne souffle pas non plus), lesquelles produisent un effet (interdit) dans la dimension invisible (et occulte) sur la personne visée. Si de telles magies existent – et c'est ce que ash-Shâfi'î pensait –, alors elles sont strictement interdites mais sans aller jusqu'à constituer du shirk akbar. D'autres mujtahidûn – dont fait partie Mâlik –, eux, pensent que toute magie, comportant forcément une demande d'aide adressée à un ou des djinns, constitue du shirk akbar. Ibn ul-Arabî, appuyant ainsi l'avis de Mâlik sur le sujet, dit de ash-Shâfi'î : "Il n'a pas eu connaissance de ce qu'est la magie" (Ahkâm ul-qur'ân 1/48).

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"ومَا أُنزِلَ عَلَى الْمَلَكَيْنِ بِبَابِلَ هَارُوتَ وَمَارُوتَ" : "et ce qui a été descendu sur les deux anges à Babylone, Hârût et Mârût" :

Ici "مَا" est une conjonction relative ( al-mawsûla) : il s'agit de l'une des possibilités évoquées dans les Commentaires. Cet ensemble est lui aussi complément d'objet direct (مفعول به) du verbe "اتَّبَعُواْ" présent précédemment, exactement comme l'ensemble "مَا تَتْلُواْ الشَّيَاطِينُ عَلَى مُلْكِ سُلَيْمَانَ".

Ce qui avait été descendu sur ces deux anges n'était pas la science de la magie, mais la science de la ruqya par des Noms divins et des Paroles divines, envoyée sur terre par Dieu justement pour que les humains y aient recours et délaissent la magie
.

Cependant, une certaine façon d'écrire ce genre de phrases peut constituer du kufr akbar et engendrer alors du mal comparable à celui que la magie engendre (des exemples d'un tel agissement ont été évoqués in Majmû' ul-fatâwâ 11/289-290 : "والجن فيهم الكافر والفاسق والمخطئ؛ فإن كان الإنسي كافرا أو فاسقا أو جاهلا دخلوا معه في الكفر والفسوق والضلال؛ وقد يعاونونه إذا وافقهم على ما يختارونه من الكفر، مثل الإقسام عليهم بأسماء من يعظمونه من الجن وغيرهم، ومثل أن يكتب أسماء الله أو بعض كلامه بالنجاسة، أو يقلب فاتحة الكتاب أو سورة الإخلاص أو آية الكرسي أو غيرهن، ويكتبهن بنجاسة؛ فيغورون له الماء وينقلونه بسبب ما يرضيهم به من الكفر؛ وقد يأتونه بما يهواه من امرأة أو صبي إما في الهواء وإما مدفوعا ملجأ إليه. إلى أمثال هذه الأمور التي يطول وصفها. والإيمان بها: إيمان بالجبت والطاغوت؛ والجبت السحر والطاغوت الشياطين والأصنام"). C'est pourquoi ces deux anges disaient : "إِنَّمَا نَحْنُ فِتْنَةٌ فَلاَ تَكْفُرْ" : "Nous ne sommes qu'une épreuve. Ne fais donc pas le kufr".

Par ailleurs, même les ruqya faites avec des Noms de Dieu ou la récitation de passages de la Parole de Dieu doivent être utilisées pour un objectif qui est en soi autorisé. Dès lors, utiliser des ruqya faites avec des Paroles de Dieu ou des Noms de Dieu, mais pour chercher à affecter le coeur d'autrui pour qu'il soit attiré par soi, cela est strictement interdit (mais sans constituer du kufr akbar, puisqu'il n'y a plus d'invocation faite à autre que Dieu) (Ashraf ul-'amaliyyât, pp. 114-122, avec p. 99). De même, utiliser des ruqya faites avec des Noms de Dieu ou la récitation de passages de la Parole de Dieu pour causer une nuisance gratuite (dhurr, zulman) à autrui, cela est évidemment strictement interdit (même si cela ne va pas jusqu'à constituer du kufr akbar, puisqu'il n'y a pas, ici, comme c'était le cas avec la magie, d'invocation faite à autre que Dieu) (Ibid., p. 97.) Il se peut que des gens parmi les fils d'Israël utilisèrent bien des Noms de Dieu écrits et prononcés de la façon voulue, mais avec un mauvais objectif, réussissant ainsi à provoquer (entre autres) la rupture dans des couples. Cela peut alors ne constituer que du kufr asghar. C'est ainsi que peut se comprendre aussi cette parole de ces deux anges : "إِنَّمَا نَحْنُ فِتْنَةٌ فَلاَ تَكْفُرْ" : "Nous ne sommes qu'une épreuve. Ne fais donc pas le kufr".

Le Sâmîrî n'avait-il pas réussi à faire mugir un veau en or grâce à de la poussière qu'il avait recueillie dans les traces de l'ange Gabriel (c'est l'un des commentaires de : "قَالَ فَمَا خَطْبُكَ يَا سَامِرِيُّ. قَالَ بَصُرْتُ بِمَا لَمْ يَبْصُرُوا بِهِ فَقَبَضْتُ قَبْضَةً مِّنْ أَثَرِ الرَّسُولِ فَنَبَذْتُهَا وَكَذَلِكَ سَوَّلَتْ لِي نَفْسِي" : Coran 20/95-96).

(Cette interprétation de ce passage est entre autres celle de al-Kashmîrî, et a été retenue par as-Syôhârwî : Qassas ul-qur'ân 2/163-164.)

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"وَمَا هُم بِضَآرِّينَ بِهِ مِنْ أَحَدٍ إِلاَّ بِإِذْنِ الله" : "Et ils ne peuvent nuire à personne sauf avec la permission de Dieu" :

Dieu rappelle ici qu'aucune chose – fût-elle un élément, un juz'î – ne se passe dans l'univers en étant extérieure à Sa Volonté existentielle (takwînî). L'effet de la magie ou de la mauvaise utilisation des ruqya par les Paroles divines ne fait pas exception à la règle : cela ne bénéficie pas de la Permission normative (idhn shar'î) de Dieu (puisque étant strictement interdit, nous allons y revenir), mais le fait que des hommes y aient quand même recours et que cela produise alors tel et tel effets, cela ne sort pas du cadre de la Permission existentielle (idhn takwînî), ou Volonté existentielle (irâda kawniyya / takwîniyya), de Dieu.

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"فَلَمَّا قَضَيْنَا عَلَيْهِ الْمَوْتَ مَا دَلَّهُمْ عَلَى مَوْتِهِ إِلَّا دَابَّةُ الْأَرْضِ تَأْكُلُ مِنسَأَتَهُ فَلَمَّا خَرَّ تَبَيَّنَتِ الْجِنُّ أَن لَّوْ كَانُوا يَعْلَمُونَ الْغَيْبَ مَا لَبِثُوا فِي الْعَذَابِ الْمُهِينِ" : "Puis, lorsqu'il tomba, il devient clair aux djinns que s'ils connaissaient le Ghayb
, ils ne seraient pas demeurés dans ce dur travail avilissant" (Coran 34/14) ?

En fait ce qui est dit ici c'est que des Djinns kâfir étaient assujettis par Salomon à de durs travaux. Par ailleurs, connaissant réellement certaines choses que les humains ne peuvent pas connaître (le fameux Ghayb Nissbî, de même que certaines choses du Ghayb Haqîqî Muqayyad qu'ils dérobaient des Anges), ils affirmaient connaître ce qui est Caché. Or, n'ayant même pas pu savoir que Salomon (que la paix soit sur lui) était déjà mort, ils continuèrent le dur travail auquel ce prophète-roi les avait astreints. Il devint alors évident à tous (et à eux-mêmes les premiers) que leur connaissance est très limitée : il y a des choses invisibles qui relèvent de ce qu'on appelle le Ghayb Haqîqî : même les Djinns ne peuvent pas les connaître.
--- "کانت الجن تعلم ما لا يعلمه الإنسان، فظن أن ذلك القدر علم الغيب. وليس كذلك؛ بل الإنسان لم يؤت من العلم إلا قليلا، فهو أكثر الأشياء الحاضرة لا يعلمه؛ والجن لم تعلم إلا الأشياء الظاهرة وإن كانت خفية بالنسبة إلى الإنسان. وتبين لهم الأمر بأنهم لا يعلمون الغيب إذ لو كانوا يعلمونه لما بقوا في الأعمال الشاقة ظانين أن سليمان حي. وقوله: {ما لبثوا في العذاب المهين} دليل على أن المؤمنين من الجن لم يكونوا في التسخير، لأن المؤمن لا يكون في زمان النبي في العذاب المهين" (Tafsîr ur-Râzî).
--- ("واختلفوا في سبب سؤاله لذلك على قولين: أحدهما ما قاله قتادة وغيره، قال: كانت الجن تدعي علم الغيب، فلما مات سليمان عليه السلام وخفي موته عليهم، تبينت الجن" (Tafsîr ul-Qurtubî).
--- ("قال المفسرون: كانت الإنس تقول: "إن الجن تعلم الغيب الذي يكون في غد"، فوقف سليمان في محرابه يصلي متوكئا على عصاه، فمات، فمكث كذلك حولا والجن تعمل تلك الأعمال الشاقة ولا تعلم بموته حتى أكلت الأرض عصا سليمان، فخر، فعلموا بموته؛ وعلم الإنس أن الجن لا تعلم الغيب. وقيل: إن سليمان سأل الله تعالى أن يعمي على الجن موته، فأخفاه الله عنهم حولا. وفي سبب سؤاله قولان: أحدهما: لأن الجن كانوا يقولون للانس: إننا نعلم الغيب، فأراد تكذيبهم. والثاني: لأنه كان قد بقي من عمارة بيت المقدس بقية" (Zâd ul-massîr).
--- "فلم يزل الشياطين يعملون لسليمان - عليه الصلاة والسلام - كل بناء، وكانوا قد موهوا على الإنس، وأخبروهم أنهم يعلمون الغيب، ويطلعون على المكنونات، فأراد الله تعالى أن يُرِيَ العباد كذبهم في هذه الدعوى، فمكثوا يعملون على عملهم، وقضى الله الموت على سليمان عليه السلام، واتَّكأ على عصاه، وهي المنسأة، فصاروا إذا مروا به وهو متكئ عليها، ظنوه حيا، وهابوه. فغدوا على عملهم كذلك سنة كاملة - على ما قيل -، حتى سلطت دابة الأرض على عصاه، فلم تزل ترعاها، حتى باد وسقط فسقط سليمان عليه السلام وتفرقت الشياطين وتبينت الإنس أن الجن {لَوْ كَانُوا يَعْلَمُونَ الْغَيْبَ مَا لَبِثُوا فِي الْعَذَابِ الْمُهِينِ} وهو العمل الشاق عليهم، فلو علموا الغيب، لعلموا موت سليمان، الذي هم أحرص شيء عليه، ليسلموا مما هم فيه" (Tafsîr us-Sa'dî).

Sa canne était peut-être mince, et était peut-être déjà mitée depuis bien avant. Et il était alors assis, appuyé sur sa canne. Et cela peut n'avoir duré que 1, 2 ou 3 jours, par exemple. Salomon avait l'habitude de se retirer - par rapport à sa famille - pendant quelque temps dans les locaux de Bayt ul-Maqdis.
"لا شك أن ذلك لم يطل وقته، لأن مثله في عظمة ملكه لا بد أن يفتقده أتباعه" (At-Tahrîr wa-t-tanwîr).
"ولم يدلّهم على أنه قد مات إلا دابة الأرض، التي كانت تأكل منسأته، أي عصاه التي كان يتكىء عليها.. فلما عبثت دابة الأرض بالعصا، زايلت موضعها، وسقطت على الأرض. وخر سليمان على الأرض كذلك.. وهنا علم الجن أن سليمان قد مات.. فأخلوا مكانهم، ومضوا إلى حيث يشاءون!! ولو كانوا يعلمون الغيب لعلموا أن سليمان قد مات، ولو كان بعيدا عنهم، فكيف وهو تحت سمعهم وبصرهم؟ إن الجن كائنات محدودة القدرة، واقعة فى قيد العجز عن كثير من الأمور، شأنها فى هذا شأن الإنسان.. الذي يقدر على القليل، ويعجز عن الكثير.
وقد كثرت الأقوال فى دابة الأرض، وفى المدة التي قضتها حتى أكلت العصا، وأتت عليها.. والرأى الذي عليه المفسرون أنها الأرضة، وهى دودة تتسلط على الخشب، فتنخر فيه وتفسده، وتسمّى «السوس» .. وأنها ظلت تفعل هذا مدة طويلة، بلغ بها بعضهم سنة! والذي حمل المفسرين على القول بأن الدابة هى الأرض هو- في ظننا - إضافة الدابة إلى الأرض.. أي أنها صغيرة ضئيلة، ملتصقة بالأرض.. كبعض الحشرات..
والرأى عندنا أن الدابة كل ما دبّ على الأرض.. (...) وعلى هذا، فالذى يمكن أن تفهم عليه دابة الأرض، هو أن تكون هذه الدابة حيوانا كبيرا مما يدب على الأرض، ويمكن أن يتناول العصا بفمه، ويحاول الأكل منها، كبعض الحيوانات آكلة العشب، مع احتمال أن تكون عصا سليمان من بعض أغصان الزيتون الخضراء، التي لم تجفّ بعد.. فليس ببعيد - والأمر هكذا - أن تكون هناك شاة أو نحوها قد تمسّحت به، ومدت فمها إلى العصا، تريد الأكل منها، فوقعت العصا وخرّ سليمان إذ كان ميتا..
أما أن يظل سليمان هذا الزمن الطويل الذي يتجاوز الأيام إلى الأسابيع والشهور، وهو نائم، دون أن يفتقده أحد من رعيته وأعوانه ووزرائه وقواده، فذلك ما لا يقبله العقل، وإن قيل أن جثته لم تتغير ولم تتحلّل خلال هذه المدة!! إنه من غير المعقول الذي يرتفع إلى درجة المستحيل، أن يغيب سليمان عن تدبير مملكته أياما، ثم لا يلتفت إليه أحد!! إن أي إنسان ذى شأن، لا يمكن أن تغفل عنه العيون يوما أو بعض يوم، فكيف بصاحب هذا السلطان العظيم؟
ويمكن كذلك أن تكون الأرضة قد كانت متسلطة على عصا سليمان، وهو لا يعلم، وأنه كان يحمل تلك العصا وقد عاث السوس فيها، حتى إذا كان متكئا عليها فى مجلس من مجالسه، لم تتحمل طول اتكائه عليها، فانكسرت به حين مات وثقل جسمه، كما هو الشأن فى كل ميت!" (At-Tafsîr ul-Qur'ânî li-l-qur'ân, Abd ul-Karîm al-Khatîb).

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Il faut ici rappeler que Salomon n'a pas seulement été un pur monothéiste, mais aussi un prophète.

Simplement, à la différence de Abraham, de Moïse, de Jésus et de Muhammad, il a été un prophète-roi.

Que la paix soit sur tous les prophètes.

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

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