L'ensemble des pays non-musulmans ("Dâr ul-kufr") se partagent en Dâr ul-'ahd et Dâr ul-harb, ou en Dâr ul-amn et Dâr ul-khawf (III - 2/2)

D'après la classification la plus connue, l'ensemble des pays non-musulmans (c'est ce qu'on désigne par "la Dâr ul-kufr", soit l'espace distinct de la Dâr ul-islâm) se subdivise :
- en Dâr ul-'ahd (ou "cité mu'âhida")
- et en Dâr ul-harb (ou "cité muhâriba").

Cependant, d'après une autre classification, la Dâr ul-kufr se subdivise :
- en Dâr ul-amn
- et en Dâr ul-khawf...

(Avertissement : La dénomination "Dâr ul-kufr" veut seulement dire "pays non-musulman" (puisque, depuis la venue de Muhammad, sur lui la paix,  "kufr" désigne "le non-islam", et "kâfir" : "celui qui n'est pas musulman") ; "Dâr ul-kufr" ne veut pas dire : "lieu où il n'existe que le kufr, où l'islam n'a aucune place, et où le musulman est le malvenu". Cela exactement comme le fait que "Dâr ul-islâm" signifie "pays musulman", et non pas : "pays où aucun non-musulman ne vit".
"Dâr ul-kufr" est seulement la dénomination utilisée en droit musulman classique. Un coreligionnaire m'ayant fait remarquer que l'emploi de cette dénomination pouvant être mal comprise par certaines personnes, ci-après nous la remplacerons cependant parfois par "Pays Non-Musulman" ou "Ensemble des Pays Non-Musulmans".)

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La première classification :

D'après cette classification – la plus connue –, il existe donc la Dâr ul-'ahd (ou "cité mu'âhida") et la Dâr ul-harb (ou "cité muhâriba") :
– la "Dâr ul-'ahd" (ou "cité Mu'âhida") est le pays qui, au sein de toute la "Dâr ul-kufr", a conclu un traité de paix avec la Dâr ul-islâm ;
– et la "Dâr ul-harb" (ou "cité Muhâriba") est le pays qui, au sein de la "Dâr ul-kufr", est en guerre avec la Dâr ul-islâm
(car "Dâr ul-harb" signifie "pays en guerre", et non pas "pays où il s'agit de porter la guerre").

Car il faut savoir que d'après l'avis de certains mujtahids – ash-Shâfi'î, Muhammad ibn ul-Hassan –, "Dâr ul-harb" est bel et bien particulier (akhass) par rapport à "Dâr ul-kufr". En effet, il peut tout à fait exister un pays non-musulman qui ne soit pas "Dâr ul-harb" (Al-'Alâqât ad-duwaliyya fi-l-islâm, az-Zuhaylî, pp. 107-108). Ibn Taymiyya est apparemment de cet avis lui aussi, puisqu'il a écrit : "Pareillement à cela aujourd'hui, si le musulman se trouve en Dâru harb ou en Dâru kufr ghayru harb (…)" (Iqtidhâ' us-sirât il-mustaqîm, p. 163).
Par ailleurs, Cheikh Khâlid Saïfullâh a cité le propos de as-Samarqandî selon lequel, dans le cas d'un traité de paix liant un pays non-musulman et une Dâr ul-islâm, il peut y avoir la clause de paiement d'un tribut comme il peut ne pas y avoir cette clause (Islâm aur jadîd ma'âshî massâ'ïl, p. 70). Cheikh Saïfullâh pense donc que la dénomination "Dâr ul-'ahd" s'applique aussi au pays non-musulman qui n'est pas en guerre avec la Dâr ul-islâm, même s'il ne lui paie pas de tribut (Ibid.).

(Pour ce qui est de la Dâr us-sulh, il s'agit de la terre dont les habitants non-musulmans ont conclu un traité (sulh) avec la Dâr ul-islâm, en vertu duquel :
– soit la terre devient la propriété des musulmans dans leur ensemble, mais les habitants non-musulmans continuent à y habiter en payant un impôt foncier (kharâj) ; cette terre-là est alors Dâr us-sulh et aussi Dâr ul-islâm : elle est Dâr ul-islâm dans le sens où les règles relatives à la Dâr ul-islâm s'appliquent à elle ; et elle est dite "Dâr us-sulh" dans le sens où elle est "ardhu sulh" et non "ardhu 'anwa" (Khaybar, elle, fut "ardhu 'anwa", bien qu'il y eut un traité, un "sulh", avec l'ennemi ayant été vaincu : en fait ici le terme "sulh" présent dans les récits est à appréhender dans son sens lughawî et non istilâhî : cf. Zâd ul-ma'âd 3/328-329) ;
– soit la terre reste la propriété de ses habitants non-musulmans, et ils paient un tribut à la Dâr ul-islâm ; Taymâ' relève de ce cas de figure ; au sujet de ce type de Dâr us-sulh il y a divergence d'avis : d'après Abû Hanîfa, elle est une partie de la Dâr ul-islâm (Al-Ahkâm us-sultâniyya, p. 175) ; par contre, elle est une Dâr ul-'ahd d'après l'avis des shafi'ites et de certains hanbalites (Al-'Alâqât ud-duwaliyya, p. 89 ; voir aussi Al-Ahkâm us-sultâniyya, p. 175).)

Ceci constituait donc la première classification des pays existant au sein de l'ensemble des pays non-musulmans.

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Selon la seconde classification :

Selon la seconde classification de l'ensemble des pays non-musulmans (donc formant l'espace "Dâr ul-kufr") : il y a d'une part la "Dâr ul-khawf" (ou "cité Mukhawwifa") et d'autre part la "Dâr ul-amn" (ou "cité Mu'mina") :
– la "Dâr ul-khawf" est le pays non-musulman qui persécute la minorité musulmane qui vit sur son sol ; celle-ci ne s'y sent pas en sécurité mais éprouve de la crainte (c'est le sens de "khawf") ;
– et la "Dâr ul-amn" est le pays non-musulman qui ne persécute pas sa minorité musulmane ; celle-ci s'y sent donc en sécurité (c'est le sens de "amn").

On trouve cette classification de la "Dâr ul-kufr" en "Dâr ul-amn" et "Dâr ul-khawf" chez Cheikh Thânwî (cf. Islâm aur siyâssat, compilation par Muftî Taqî Uthmânî, p. 236).

Ibn Hajar a pour sa part écrit que les musulmans quittant la Mecque pour aller en Abyssinie réalisèrent une émigration d'une "Dâr ul-khawf" vers une "Dâr ul-amn" (Fat'h ul-bârî 1/21). De même, quelques années plus tard, les musulmans quittant au début la Mecque pour aller s'installer à Médine réalisèrent aussi une émigration d'une "Dâr ul-khawf" vers une "Dâr ul-amn" (Ibid.). (Par contre, écrit également Ibn Hajar, lorsque le Prophète, sur lui soit la paix, se fut établi à Médine, l'émigration que d'autres musulmans firent vers Médine devint une émigration d'une "Dâr ul-kufr" vers une "Dâr ul-îmân" (Ibid.). Peut-être est-il également possible de dire plus précisément que, lorsque la Mecque fut en état de belligérance avec Médine, l'émigration que des musulmans firent alors de la première fut une émigration d'une "Dâr ul-harb" vers une "Dâr ul-îmân" / "Dâr ul-islâm"…)

La règle la plus connue qui soit liée à l'application de la dénomination "Dâr ul-khawf" à une terre est la suivante : Des musulmans habitaient jusqu'à présent une terre non-musulmane qui, à cause de la liberté de pratique qui leur y était offerte, était une Dâr ul-amn. Malheureusement la situation change pour eux au point que cette terre devient reconnue comme étant une "Dâr ul-khawf". Ils ont alors l'obligation d'en émigrer, sauf cas d'empêchement. Les versets coraniques sont bien connus à ce sujet : il s'agit de Coran 4/97-100 (cliquez ici). Et ces musulmans n'ont pas la possibilité de prendre les armes face à la persécution mais doivent émigrer de cette terre, comme le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) l'a fait de la Mecque (cliquez ici et ici)

(Nous parlons ici d'une oppression telle que celle que les musulmans de la Mecque subissaient : il n'est alors pas autorisé de prendre les armes pour mettre fin à leur oppression (comme une Dâr ul-islâm le ferait vis-à-vis d'un pays non-musulman opprimant sa population musulmane : c'est le cas B4 évoqué dans l'article traitant de ce point). Par contre, au cas où il y a agression physique contre le musulman résidant dans un pays non-musulman, peut-il, doit-il y avoir repoussement de l'agression ?
– Si l'agression est individuelle, alors pour la personne agressée, la légitime défense, c'est-à-dire le fait de repousser son agresseur (daf' us-sâ'ïl), est instituée en soi (mashrû' fî nafsihî) (ensuite il y a débat quant à savoir si cela est obligatoire, recommandé ou au contraire seulement autorisé, et quant à savoir si ce caractère qui est en soi est général ou est conditionné aux chances de réussite de l'entreprise et à l'absence de risque d'entraînement d'un tort plus grand encore) ; par contre, la communauté musulmane elle-même ne peut pas prendre les armes pour défendre une personne ainsi agressée (le Prophète l'a fait à Médine quand, dans le quartier des Banû Qaynuqâ', un musulman qui défendait une musulmane humiliée fut agressé, mais ne l'a pas fait à la Mecque quand Sumayya et son mari ont été torturés à mort).
– Et si l'agression consiste en un assaut armé, généralisé et éventuellement organisé, contre l'ensemble de la minorité musulmane résidant en pays non-musulman, alors cette minorité pourrait-elle, devrait-elle se défendre, c'est-à-dire repousser les assaillants ? La réponse est que cela doit être alors soupesé par les ulémas du pays, par évaluation de la maslaha et de la mafsada, des chances de réussite du repoussement et des risques d'entraînement d'une agression de plus grande envergure encore.)

(Il est à noter ici que, stricto sensu, la dénomination "Dâr ul-harb" fait face à celle de "Dâr ul-'ahd", tandis que c'est celle de "Dâr ul-khawf" qui fait opposition à celle de "Dâr ul-amn". Or, parfois, c'est de nouveau la dénomination "Dâr ul-harb" qui est utilisée par opposition à "Dâr ul-amn". Ci-après, pour notre part nous distinguerons les deux appellations, "Dâr ul-harb" et "Dâr ul-khawf", pour des raisons évidentes.)

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Les deux classifications susmentionnées sont valables, selon deux considérations différentes :

Comme on l'a remarqué, et comme Cheikh Khâlid Saïfullâh l'a rappelé :

la première de ces deux classifications repose sur les relations de la Dâr ul-kufr avec la Dâr ul-islâm (état de belligérance ou non), la Dâr ul-harb étant le pays qui est en état de belligérance avec la Dâr ul-islam ;

la seconde classification repose sur la considération de la situation que ce pays non-musulman fait vivre à la minorité musulmane qui y réside : si un pays non-musulman organise ou encourage la persécution armée de sa minorité de confession musulmane, alors il s'agit d'une Dâr ul-khawf [Khâlid Saïfullâh a ici employé la dénomination "Dâr ul-harb", mais il s'agit en fait d'une "Dâr ul-khawf", comme nous l'avons fait remarquer à la fin du paragraphe précédent]. De même, si ce pays empêche les musulmans de pratiquer ce qui est obligatoire même pour un musulman qui vit en terre non-musulmane, ces musulmans doivent émigrer de ce pays. Par contre, ais si rien de ces deux aspects n'est présent, le pays est une Dâr ul-amn, et les musulmans n'ont pas l'obligation d'en émigrer (cf. Islâm aur jadîd ma'âshî massâ'ïl, p. 68, pp. 71-72).

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Cheikh Khâlid Saïfullâh pense que les ulémas d'auparavant prenaient en considération le premier critère, alors qu'il s'agit pour les ulémas contemporains de se pencher sur le second (Ibid.).

En fait cette seconde considération existait déjà auparavant, nous l'avons vu plus haut, puisque Ibn Hajar a employé la dénomination "Dâr ul-khawf". Et par ailleurs Cheikh Khâlid Saïfullâh n'a pas voulu dire que la première considération serait aujourd'hui devenue complètement caduque, mais que les juristes d'hier ont insisté sur le premier aspect, et ce parce qu'il était relativement rare que les musulmans soient résidents des pays non-musulmans ; par ailleurs, écrit-il encore, il n'existait alors pas la fitna du nationalisme dans les régions de la Dâr ul-islâm, et un musulman pouvait facilement quitter une de ces régions pour aller s'installer dans une autre (Ibid. p. 68).

Les deux considérations sont donc valables : la première concerne les relations que le pays non-musulman entretient avec les pays musulmans alentour, la seconde les libertés que ce pays non-musulman accorde ou n'accorde pas à sa minorité musulmane.

Et comme le souligne Cheikh Mannâ' al-Qattân, le fait que les Etats du monde – ce qui inclut les pays musulmans – ont signé des accords internationaux stipulant qu'ils ne se feront pas la guerre les uns les autres pour agrandir le territoire qu'ils contrôlent, fait donc que les pays non-musulmans sont aujourd'hui, dans les faits (bi-l-fi'l), des "cités Mu'âhida" (ou "Dâr ul-'ahd") par rapport aux pays de la Dâr ul-islâm ; seul un pays qui viole l'accord de non-agression devient "cité Muhâriba" (ou "Dâr ul-harb") (Iqâmat ul-muslim fî baladin ghayri islâmî, Mannâ' al-Qattân, pp. 20-23, 59).
Il est d'ailleurs à noter ici que si Ibn Qudâma est d'avis qu'il n'est autorisé au dirigeant d'un pays de la Dâr ul-islâm de conclure qu'un traité de mu'âhada à durée déterminée avec de le pays non-musulman (cf. Al-Mughnî 12/691-698), Ibn Taymiyya est pour sa part d'avis qu'il est également autorisé de conclure avec lui un traité de mu'âhada à durée indéterminée (Al-Fatâwâ al-kub'râ, 4/613).

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Le problème :

L'existence de ces deux considérations peut engendrer aujourd'hui un hiatus. Le fait est qu'à l'époque du Prophète (sur lui soit la paix) il n'existait pas de cité qui soit Muhâriba (et ce eu égard à la première considération) tout en étant Dâr ul-amn (et ce en vertu de la seconde considération).
En effet, entre le moment où le Prophète fut en état de belligérance avec les habitants de la Mecque jusqu'à l'an 6 de l'hégire – date de Fat'h ul-hudaybiya –, la cité de la Mecque fut à la fois Muhâriba – puisqu'en guerre contre Médine – et Dâr ul-khawf – puisque persécutant les musulmans qui n'avaient pas pu en émigrer.
Entre l'an 6 et l'an 8, si elle fut Mu'âhida parce qu'elle avait conclu une trêve avec Médine, elle demeura Dâr ul-khawf (les musulmans continuaient à y être persécutés, comme en témoigne les cas de Abû Jandal et Abû Bassîr, qui durent s'enfuir de la Cité et ne purent trouver refuge à Médine eu égard à l'une des clauses du traité) ; en l'an 8, par le viol d'une autre des clauses du traité, la Mecque redevint Muhâriba. Mais il n'existait pas de cité qui soit Muhâriba tout en étant Dâr ul-amn. Par contre, aujourd'hui, on peut facilement imaginer le cas d'un pays non-musulman qui entretient de bonnes relations avec sa minorité musulmane (absence de persécutions à cause de la religion, liberté de pratique ouverte) – ce qui en fait une Dâr ul-amn – mais qui, simultanément, agresse un ou des pays musulmans par volonté de s'accaparer ses ressources naturelles – ce qui en fait une cité Muhâriba.

En un mot, dans la Sîra du Prophète (sur lui soit la paix), on trouve le précédent :
– d'une cité qui était Mu'âhida et Dâr ul-amn : l'Abyssinie était ainsi ;
– d'une cité qui était Muhâriba et Dâr ul-khawf : la Mecque relevait de ce cas depuis un peu avant Badr jusqu'à avant al-Hudaybiya ;
– enfin d'une cité qui fut Mu'âhida tout en étant Dâr ul-khawf : la Mecque, entre le traité de al-Hudaybiya et l'an 8, fut dans ce cas de figure.

Par contre on ne trouve pas le précédent :
– d'une cité qui soit Muhâriba tout en étant Dâr ul-amn.

Que feront alors les musulmans qui vivent aujourd'hui dans un pays non-musulman de ce dernier type ?

Ce qui est établi c'est que, comme nous l'avions dit plus haut, les musulmans qui résident en pays Muhârib n'ont pas la possibilité de prendre les armes contre le pays où ils résident. Les ouvrages du droit musulman précisent bien qu'"un musulman qui entre en Dâr ul-harb avec un amân [délivré par les autorités de la Dâr ul-harb], il lui est interdit de s'en prendre à quoi que ce soit : vie, biens" (Ad-Durr ul-mukhtâr 6/275) ; ceci "car, en demandant le amân, il a pris l'engagement de ne pas s'en prendre à eux, et la trahison est interdite" (Radd ul-muhtâr).
Le même propos, en substance, peut être lu dans Al-Mughnî, qui parle de "qui entre dans la terre de l'ennemi avec un amân" (12/688-689, mas'alah 1674). Ceci correspond aujourd'hui à celui qui est allé visiter ou s'installer temporairement dans un pays non-musulman (celui-ci fût-il cité Muhâriba et Dâr ul-amn) avec un visa, équivalent contemporain du amân d'autrefois. Et ceci concerne donc à plus forte raison celui qui réside de façon permanente en pareil pays non-musulman avec un contrat de citoyenneté.

Mais mis à part ce point, que feront donc les musulmans qui vivent aujourd'hui en pareil pays non-musulman :
du fait que le pays où ils habitent s'est mis à agresser un pays musulman et est donc devenu "cité Muhâriba", doivent-ils maintenant en émigrer ?
ou bien, du fait qu'il les respecte, eux, en tant que minorité musulmane et qu'il est toujours pour eux Dâr ul-amn (même si, du point de vue de leurs coreligionnaires habitant dans le pays musulman agressé, il est une cité Muhâriba), ont-ils la possibilité de continuer à y demeurer, cependant qu'ils doivent dénoncer par la langue et la plume l'agression que le pays où ils vivent (et dont il sont éventuellement citoyens) commet ailleurs ?

Ce qui est certain c'est que, comme nous l'avions écrit dans un autre article, eu égard, d'une part, au principe général de préférence donnée au lieu où le musulman peut faire de meilleures actions, et eu égard, d'autre part, au fait que certaines actions ont plus d'importance que d'autres et ne sont possibles qu'en telle terre et non telle autre, il se peut, a écrit Ibn Taymiyya, que dans le cas de certains musulmans, "résider dans la Dâr ul-kufr ou la Dâr ul-fussûq (bida' ou fujûr)" soit préférable ("afdhal") : c'est lorsque cela leur permet de pratiquer des actions qu'ils ne pourraient faire s'ils résidaient en Dâr ul-islâm : par exemple qu'ils peuvent mieux ou davantage pratiquer alors le jihâd par la langue (d'après MF 27/40). (Ceci, cela va de soi, sous réserve que dans cette terre ils peuvent pratiquer le minimum obligatoire sur eux ; sinon ils doivent faire leur possible pour en émigrer.)

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

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