Un moment en compagnie de gens pieux ("صحبتے با اهل دل" : "sohbaté bâ ahl-é dil")

"Sohbaté bâ ahl-é dil" est une formule de langue persane écrite par Abu-l-Hassan 'Alî an-Nadwî, et qui signifie : "Un moment en compagnie de gens de cœur".

Par "gens de cœur" il entend ici les gens qui ont les croyances ('aqâ'ïd) que Dieu agrée (ce qui sous-entend des croyances qui ne sont pas de kufr akbar, mais aussi des croyances qui ne sont pas de dhalâl), dont les actions extérieures (a'mâl zâhira) sont également conformes dans leur grande majorité (vu que seuls les prophètes ne font pas de péché) à ce que Dieu agrée, et dont le cœur est habité non pas d'amour excessif pour le dunyâ (hubb ul-mâlhubb ul-jâh hubb ush-sharaf –, ou hubb ul-imâra) mais d'amour pour Dieu (hubb ullâh), de souvenir de Lui (dhikr ullâh), ainsi que des autres qualités (sifât) que Dieu agrée (sincérité, absence de batar ul-haqq et de ghamt un-nâs, etc.).

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Pourquoi chercher à passer des moments en compagnie des gens pieux ?

Ce qui est fortement établi dans le cœur d'une personne, cela se dégage de cette personne ; l'homme qui fréquente cette personne s'en trouve affecté. C'est bien pourquoi le Prophète (sur lui soit la paix) a dit : "عن أبي هريرة، قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "الرجل على دين خليله، فلينظر أحدكم من يخالل" : "L'homme est sur le dîn de son khalîl. Que chacun d'entre vous regarde donc qui il noue de la mukhâlla" (Abû Dâoûd 4833, at-Tirmidhî 2378). C'est encore pourquoi il est demandé d'éviter les assemblées dont les personnes se moquent des enseignements de l'islam, sauf si c'est pour y répondre ou parce qu'on n'a pas le choix de les quitter (cliquez ici pour en savoir plus).

Fréquenter l'homme pieux (sâlih), cela affecte donc le croyant positivement.

Le Prophète a dit : "عن أبي موسى رضي الله عنه، عن النبي صلى الله عليه وسلم قال: "مثل الجليس الصالح والسوء، كحامل المسك ونافخ الكير. فحامل المسك: إما أن يحذيك، وإما أن تبتاع منه، وإما أن تجد منه ريحا طيبة. ونافخ الكير: إما أن يحرق ثيابك، وإما أن تجد ريحا خبيثة" : "L'exemple de celui avec qui on s'assoit [ = que l'on fréquente] et qui est pieux (sâlih), et de celui avec qui on s'assoit et qui est de mal (sû'), est comme (l'exemple du) porteur de musc et (de) celui qui insuffle dans la forge : le porteur de musc, soit il t'en donne, soit tu en achètes de lui, soit tu ressens de lui une bonne odeur ; et celui qui insuffle dans la forge, soit il brûle tes vêtements, soit tu ressens de lui une mauvaise odeur" (al-Bukhârî, 5214, Muslim 2628).

C'est là le tabarruk (tirer baraka) possible pour l'homme par rapport aux hommes pieux (sâlihûn).

Le Prophète a dit : "عن أبي سعيد أنه سمع رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: "لا تصاحب إلا مؤمنا، ولا يأكل طعامك إلا تقي" : "Ne fréquente (tussâhib) que qui est croyant. Et que ne mange ta nourriture que qui est pieux" (Abû Dâoûd 4832, at-Tirmidhî 2395). Ce hadîth parle de "qui est croyant à la foi parfaite" (selon une des deux interprétations), c'est-à-dire d'un homme pieux. Le hadîth ne veut pas dire de ne plus fréquenter du tout les hommes qui ne sont pas pieux (sinon ni la da'wa ni le commerce ne seraient plus possibles). Le hadîth ne veut pas dire non plus de ne donner à manger qu'à ceux qui sont pieux (sinon pratiquer le verset coranique demandant de nourrir le prisonnier – qui était le plus souvent incroyant – ne serait plus possible). Ces deux directives ne formulent en fait pas des exclusives mais des priorités : il faut choisir ceux que l'on fréquente souvent, de même qu'il faut choisir ceux qu'on invite souvent à partager son repas par amitié (d'après Tuhfat ul-ahwadhî, commentaire de ce hadîth).

"Lequel de ceux avec qui on s'assoit est meilleur ?" demanda-t-on au Prophète. Il répondit : "C'est celui que le fait de voir vous fait penser à Dieu ; dont la parole augmente votre connaissance ; et dont l'action vous fait penser à l'au-delà" (cité dans At-Targhîb wa-t-tar'hîb, tome 1 p. 64, hadîth hassan d'après Abû Ghudda : notes sur Rissâlat ul-mustarshidîn, p. 108). Abû Ghudda écrit qu'il existe d'autres relations établissant quelque chose du même contenu (shawâhid) que cette relation faite par Abdullâh ibn Abbâs ; il y a ainsi des relations de Asmâ' bint Yazîd, Abdullâh ibn 'Amr, Anas et Ibn Mas'ûd (Ibid.).

Lorsque le lien avec Dieu (dhikr ullâh : cliquez ici et ici) est fortement établi dans le cœur d'une personne, cela se dégage de cette personne ; l'homme qui s'assoit auprès d'elle s'en trouve affecté, pour peu qu'il ait lui-même un minimum d'éveil du cœur.

Adh-Dhahabî a relaté que Abû 'Awâna a dit : "J'ai vu Ibn Sîrîn ; personne ne le voyait sans penser à Dieu" (Tadhkirat ul-huffâz, tarjama n° 74, tome 1 p. 62).
Il a relaté que Abû Is'hâq a dit au sujet de 'Amr ibn Maymûn : "Lorsqu'on le voyait, on pensait à Dieu, Elevé" (Ibid., tarjama 55, tome 1 p. 52).
Il écrit au sujet de al-Qa'nabî : "On dit que lorsque al-Qa'nabî passait près d'une assemblée, les gens de celle-ci disaient : "Lâ ilâha illallâh"" (Ibid., tarjama 382, tome 1 p. 281).
C'est Cheikh Abû Ghudda qui a écrit ces citations de adh-Dhahabî au sujet de ces personnages, et je me suis contenté de recopier ce qu'il a écrit après l'avoir vérifié à sa source (Tadhkirat ul-huffâz), en ayant cité les références selon la pagination de l'édition que je possède (pagination qui est différente de celle que Abû Ghudda cite).

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Une première nuance :

Un homme non-prophète, aussi pieux soit-il, n'est pas infaillible : ni dans les paroles qu'il prononce ou les propos qu'il écrit, ni par rapport aux péchés.

Seul les prophètes sont infaillibles, dans le sens où il ne sont maintenus ni sur d'éventuels petits péchés, ni sur d'éventuelles erreurs d'interprétation (khata' ijtihâdî) (cliquez ici pour en savoir plus).

Cependant, parmi tous les hommes qui appartiennent à la communauté du prophète dont c'est l'époque (ummat ul-ijâba), il en est qui, sans pouvoir être infaillibles, ont acquis une grande part de ce que ce prophète a apporté. Dans la mesure où – par la guidance de Dieu – ces hommes ont modelé leur vie, leur intérieur et leur façon de raisonner et de penser de façon à ce qu'ils correspondent le plus possible aux enseignements du Coran et des hadîths, le fait de les côtoyer et le fait d'écouter leurs conseils et leurs enseignements apporte donc quelque chose – avec la permission de Dieu.

Ibn Taymiyya écrit :
"Les gens sont à ce sujet de trois groupes : deux extrêmes et un du juste milieu.
Il en est qui, lorsqu'il pense d'une personne qu'elle un ami de Dieu (waliyyullâh), la suit dans tout ce dont il pense que c'est son coeur qui le lui a dit de la part de Dieu, et accepte tout ce qu'elle fait.
Il en est qui, lorsqu'il voit (une telle personne) dire ou faire ce qui ne correspond pas à la Shar', l'exclue totalement de la wilâya de Dieu, même si cette personne est (alors) mujtahid mukhti'.
Les meilleures affaires sont celles qui constituent le juste milieu : il s'agit de ne considérer (une telle personne) ni comme étant infaillible, ni comme pécheur si elle est mujtahid mukhti' : cette personne ne sera donc pas suivie dans la totalité de ce qu'elle dit, (mais) on ne lui appliquera pas (non plus) le hukm de kufr ni de fisq, à cause de son ijtihâd.
Ce qui est obligatoire sur les gens est de suivre ce avec quoi Dieu a dépêché Son Messager"
(MF 11/203-204 ; Al-Furqân bayna awliyâ' ir-Rahmân wa awliyâ' ish-shaytân, pp. 28-29).

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Une seconde nuance :

Cela ne signifie pas que le croyant puisse se suffire de la compagnie de gens pieux et n'ait plus à faire ses propres efforts pour se rapprocher de Dieu. Car il ne suffit pas de côtoyer quelqu'un qui est très pieux pour devenir pieux ; il y a des efforts personnels à fournir. Cependant, une telle compagnie apporte en soi quelque chose.

Mais encore faut-il avoir alors la guidance et la volonté d'exploiter et de développer ce "quelque chose" qu'elle apporte.

Ceci exactement comme le fait qu'habiter une terre bénie apporte aussi quelque chose, mais qu'il faut faire l'effort d'exploiter et de développer ce quelque chose. C'est pourquoi, Abu-d-Dardâ' lui ayant écrit : "Viens dans la terre sanctifiée ("muqaddassa") [Shâm] !", Salmân al-fârissî, se trouvant alors en Irak, lui répondit : "Une terre ne sanctifie ("lâ tuqaddissu") personne. Ce n'est que l'action de l'homme qui le sanctifie" (Mu'attâ Mâlik, n° 1500).
Abu-d-Dardâ invitait Salmân à quitter l'Irak où il se trouvait pour se rendre à Shâm, qui est une terre davantage bénie (cliquez ici) ; il fit donc allusion au fait que résider dans la terre sanctifiée est plus avantageux pour le croyant, car le croyant tire alors profit des bénédictions et de la sanctification du lieu.
Salmân, en lui répondant "Une terre ne sanctifie personne", voulut souligner que le seul fait de résider dans une terre, fût-elle sanctifiée, ne rend pas quelqu'un pieux. Les polythéistes de la Mecque s'étant opposés au Messager de Dieu les invitant au monothéisme en sont l'exemple le plus évident : ils habitaient la cité la plus sainte qui soit, et pourtant ils étaient idolâtres et s'opposèrent farouchement au message monothéiste du Prophète. En fait il faut que l'homme profite de sa résidence dans une terre sanctifiée pour avoir la foi agréée par Dieu et accomplir les actions pieuses (le caractère sanctifié de cette terre devant lui faciliter la réalisation de tout cela). Car "ce n'est que l'action (pieuse) de l'homme qui le sanctifie", et non pas le seul fait de résider dans une terre sanctifiée. En un mot, Salmân voulut rappeler à Abu-d-Dardâ' que le fait de chercher à résider dans une terre sanctifiée est une action instituée (mashrû'), mais sans être en soi une finalité ; c'est un moyen permettant de mieux réaliser ce qui constitue la finalité : la foi et les actions pieuses.
La réponse de Salmân fait, de plus, allusion au fait que si résider à Shâm est effectivement en soi meilleur que résider par exemple en Irak, quelqu'un peut avoir une maslaha particulière à résider ailleurs qu'à Shâm ; et, en effet, Salmân était nâ'ïb en Irak, de la part de Omar (que Dieu les agrée tous), et personnellement il pouvait donc y accomplir des actions d'une importance plus grande, à ce moment-là, qu'à Shâm.

La même chose est valable pour le fait de fréquenter les hommes très pieux : cela apporte quelque chose (qui est plus accentué encore que ce qu'apporte le fait de résider dans une terre sanctifiée), mais il faut par ailleurs pratiquer soi-même les actions qui rapprochent de Dieu, et avoir la volonté de développer le quelque chose que la fréquentation de l'homme pieux apporte.

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L'état (hâl) dans lequel les Compagnons étaient quand ils se trouvaient dans la compagnie du Prophète (sur lui soit la paix) :

Hanzala vint trouver le Prophète pour lui dire : "Hanzala a du nifâq ! – Qu'est-ce donc ?" s'enquit le Prophète. Il dit : "Nous sommes en ta compagnie et tu nous rappelles (tudhakkir) le paradis et le feu ; c'est comme si nous les voyons de nos yeux ; puis, lorsque nous côtoyons notre épouse, nos enfants et nos affaires, nous oublions (nassînâ) beaucoup." Le Prophète le tranquillisa par ces mots : "Si vous restiez constamment dans l'état dans lequel vous vous trouvez lorsque vous êtes en ma compagnie, et lorsque vous êtes (occupés) à vous souvenir de Dieu ("wa fi-dh-dhikr"), les anges vous serreraient la main quand vous vous trouvez sur vos lits et sur les chemins. Mais, ô Hanzala, un temps et un temps ("sa'atan wa sâ'atan") !" (rapporté par Muslim, 2750, at-Tirmidhî, 2514) (la traduction que nous avons faite de "wa fi-dh-dhikr" – selon laquelle le Prophète parlait non pas de rester constamment dans le dhikr mais de rester constamment dans l'état dans lequel on se trouve lorsqu'on fait le dhikr – correspond à l'interprétation de at-Tîbî citée dans Mirqât ; par ailleurs, le mot "état" présent dans notre traduction correspond au terme "hâl" figurant dans la version de at-Tirmidhî). Quand Hanzala se tracassa de ressentir quelque chose diminuer en lui, il parlait – wallâhu A'lam – du dhikr de type 1 (cliquez ici) : ces réalités qui affleuraient à la surface de son océan intérieur lorsqu'il venait d'entendre le rappel fait par le Prophète quant au Paradis et à l'Enfer (soit le dhikr de type 1), il ne les ressentait plus à un degré aussi présent après s'être adonné à ses activités temporelles ; c'est ce qu'il exprima ainsi : "Nous oublions beaucoup". Il crut donc que c'était la Présence de ces choses (istihdhâr) qui n'était pas assez conséquente en lui, donc qu'il était un Hypocrite dans l'action (nifâq ul-'amal) (cliquez ici et ici). Dans la réponse qu'il lui fit, le Prophète lui dit qu'il était normal que, une fois plongé dans ses activités temporelles, il ne restât pas dans le même état de Présence que celui qu'il ressentait :
– quand il était en la compagnie du Prophète ;
– et quand il était occupé à faire le dhikr [il s'agit apparemment du dhikr de type 2, soit les actions de 'ibâdât].

Fréquenter, côtoyer (mussâhaba) le Prophète, cela engendrait donc un dhikr de type 1 ; n'en parlons plus quand le Prophète prononçait un rappel, tadhkîr, concernant le paradis et l'enfer. Bénéficier de la compagnie, mussâhaba, du Prophète, cela apportait donc cette baraka dîniyya.

Anas ibn Mâlik raconte d'ailleurs : "Nous n'avions pas secoué nos mains (de la terre) par rapport au Messager de Dieu – que Dieu le bénisse et le salue –, quand nous l'avons inhumé, que nous ne reconnûmes pas nos cœurs" (at-Tirmidhî 3618, Ibn Mâja 1631, authentifié par al-Albânî). Anas ne parle évidemment pas là du fait qu'ils auraient alors perdu la foi (tasdîq ou iltizâm), mais, comme le relate al-Mubârakpûrî en commentaire de ce propos, du fait qu'ils n'ont alors plus ressenti dans leur for intérieur la même lumière (nûrâniyya) et clarté (safâ') qu'ils ressentaient quand le Prophète était présent parmi eux (Tuhfat ul-ahwadhî, commentaire de ce propos).

(Il faut ici rappeler que, une fois qu'il est décédé, il n'est pas possible, mashrû', de tenter de profiter de l'influence spirituelle du Prophète près de sa tombe. Cliquez ici.)

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Après son émigration à Médine, le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) a amené les Auxiliaires (al-Ansâr) à rester dans la compagnie des Emigrants (al-Muhâjirûn) et, ainsi, à tirer profit de ce qu'ils ont acquis au bout de plus de 10 années d'efforts sur leur intérieur :

Pendant la période mecquoise de la révélation, avant l'émigration du Prophète à Médine, ceux qui embrassèrent alors l'islam avancèrent patiemment, longuement, sur la voie de la foi. Ils passèrent de longues années à apprendre la foi (îmân selon le sens restreint de ce terme) et les actions globales (ahkâm kulliyya), et ce n'est que bien plus tard qu'ils reçurent de Dieu les lois détaillées des actions détaillées (cliquez ici).

Or, une fois que le Prophète fut à Médine, ceux qui s'y convertirent ne disposèrent pas, pour recevoir ces lois détaillées des actions détaillées, d'autant de temps que ceux qui étaient devenus musulmans à la Mecque ; eux aussi apprirent certes la foi avant d'apprendre les lois détaillées, comme l'a relaté Jundub ibn Abdillâh (cliquez ici), mais ils ne disposèrent pas d'autant de temps que les premiers pour le faire.

Si un temps et un effort longs sont nécessaires pour que les hommes s'imprègnent profondément de la foi, et c'est ce qui explique les dix années que Dieu a laissées à ceux qui devinrent musulmans à la Mecque avant de leur révéler les règles détaillées (ahkâm tafsîliyya), comment explique-t-on qu'Il n'ait pas laissé autant de temps pour cela à ceux qui devinrent musulmans à Médine ?

Cela s'explique par le fait que, suite à l'Emigration, ceux qui devinrent musulmans à Médine purent fréquenter et côtoyer les musulmans venus de la Mecque : ils bénéficièrent ainsi du résultat de leurs dix ans d'efforts.

C'est d'ailleurs là une des raisons pour lesquelles, à l'arrivée des musulmans mecquois à Médine, le Prophète (sur lui soit la paix) a désigné comme frère de chaque Auxiliaire (Ansârî) un Emigrant (Muhâjirî) : cela permettait entre autres aux Ansâr de tirer profit de la spiritualité acquise après des années d'efforts par les Muhâjir, et d'avancer rapidement, avec la permission de Dieu.

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En un mot :

Il faut, pour se rapprocher spirituellement de Dieu, faire des efforts personnels, et ce en pratiquant les actions cultuelles (al-'ibâdât) instituées, y mettant de la profondeur.
Mais il faut aussi, pour cela, fréquenter les hommes dont on pense (nahsibu kadhâ, wallâhu hassîbuhum, wa lâ nuzakkî 'alallâhi ahadan) qu'ils sont plus avancés que nous dans cette voie : cela apporte dans ce domaine une bénédiction (baraka dîniyya) qu'il serait difficile d'atteindre en se contentant seulement d'efforts personnels, faits dans un coin.

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

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