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Cet article comporte 5 chapitres :
– I) Différents types de devoirs incombant à la partie concernée (dans un mariage) ;
– II) Des défauts, ou des caractériques, dont l'exemption est considérée comme une condition tacite lors du mariage ;
– III) Des défauts, des particularités ou un certain agir précis, dont stipuler l'exemption - ou au contraire la présence - lors du mariage est : soit possible et valide ; soit impossible et donc invalide ;
– IV) Plusieurs types de conditions, dont l'absence de réalisation constitue / ne constitue pas un motif rendant possible, pour le conjoint lésé, de demander au juge de prononcer la séparation (Taf'rîq) ;
– V) Quelles différences entre le Tat'lîq (parole de séparation prononcée par le mari), le Taf'rîq ul-qâdhî (parole de séparation prononcée par le juge), et le Faskh un-nikâh (annulation du mariage) ?
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Introduction :
En islam le mariage est un contrat d'un type particulier, entre un homme et une femme. Le mariage religieux est : "عقْد يُفيد مِلكَ استمتاع الرجل بالمرأة وحِلَّ استمتاع المرأة بالرجل" (Al-Fiqh ul-islâmi wa adillatuh, p. 6513) ; "والمقصود بالاستمتاع هو البضع أصالة، والبقية تبعًا".
Il existe des conditions pour la validité du mariage (شروط لصحة عقد النكاح) : ainsi, les deux époux ne doivent pas être frère et soeur de lait ; ainsi encore, d'après par exemple Abû Thawr, l'épouse doit avoir obtenu l'accord de son walî pour épouser Untel (sinon le mariage n'est pas valide).
Ce qui va être évoqué ci-après est différent : il s'agit de devoirs de l'un par rapport à l'autre (واجبات كل من الزوجين تجاه الآخر). L'ayant-droit peut se désister de réclamer ce droit, ou ne pas s'en désister et - au contraire - le réclamer.
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Tout droit d'une personne qui est établi sur une seconde personne (soit parce que c'est la Shar' qui a fixé ce devoir, soit parce que cette seconde personne s'est engagée à lui fournir cela) :
– La règle première est que la seconde personne doit s'en acquitter en ce monde (sauf cas d'empêchement véritablement majeur).
– Si la seconde personne ne s'en acquitte pas, alors :
--- si la première personne ne réclame pas du tout ce droit, et le pardonne pour Allah : il n'y aura alors pas de réclamation devant le Créateur le Jour du Jugement ;
--- par contre, si la première personne ne réclame pas verbalement ce droit en ce monde à la seconde (parce que étant en situation de faiblesse et craignant donc cette seconde), mais en veut intérieurement à cette seconde personne (parce que celle-ci ne s'est pas acquitté de son droit), et que seconde personne sait bien qu'elle a un devoir vis-à-vis de la première personne : cette seconde personne devra dédommager cette première personne le Jour du Jugement (sauf si Dieu la dédommage de Sa part).
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I) Différents types de devoirs incombant à la partie concernée (dans un mariage) :
– A) Certains de ces devoirs (consistant soit à faire ou dire telle et telle choses, soit à s'abstenir de faire ou dire telle chose) sont établis par la Shar' ; et même en l'absence de leur mention lors du mariage, ils vont automatiquement s'appliquer en tant que devoirs.
Ainsi en est-il du fait que le mari subvienne aux besoins financiers de l'épouse ; et que, en l'absence de maladie et d'empêchement, époux et épouse fassent chacun son possible pour satisfaire l'autre sur le plan intime ; etc.
Le fait de se marier entraîne ipso facto ces obligations, même si elles n'avaient pas été formulées avant, ou pendant, le mariage, en tant que conditions, et même si l'une des deux parties n'était pas au courant de ces obligations.
Lire certains de ses devoirs ici :
--- Quelques devoirs du mari d'après l'islam ;
--- Quelques devoirs de l'épouse d'après l'islam.
Un manquement grave à certains de ces devoirs donne le droit à se complaindre auprès du juge et à réclamer soit la cessation de ce manquement, soit la séparation d'avec le conjoint. Par exemple abandon total du domicile conjugal ; absence d'entretien financier ; coups et blessures ; abandon volontaire et injustifié des relations intimes ; etc.
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Par ailleurs, la présence d'un défaut très conséquent (nous en parlerons en II), antérieur à la contractation du mariage, constitue un empêchement à l'acquittement de l'un de ces devoirs. Aussi, l'exemption du conjoint par rapport à ce défaut est considérée comme une condition tacite lors du mariage (au point que la présence de pareil défaut antérieur au mariage, et non signalé, rend le mariage - même une fois conclu - "ghayr-lâzim" et pouvant donc être annulé par un juge suite à une complainte du conjoint lésé).
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– B) D'autres devoirs ne sont pas systématiques, résultant d'un accord conclu entre mari et épouse lors du mariage.
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–--- B.A) Certaines de ces conditions sont autorisées (jâ'ïz) à l'unanimité des ulémas.
Ainsi en est-il de la condition selon laquelle le mahr devra être réglé comptant (c'est-à-dire avant la khalwa sahîha) par le mari. Si la future mariée a énoncé cette condition et que le futur mari l'a acceptée, une fois le mariage conclu, le mari a le devoir de satisfaire cette condition.
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–--- B.B) D'autres conditions sont pour leur part nulles (bâtil) parce que contrevenant à l'objectif essentiel du mariage (يُخالِفُ مقصودَ عقد النكاح والذي عيّنه الشرع / يُنافي مقتضى العقد مطلقًا), ou contredisant une règle shar'î (يُخالِفُ حكمًا شرعيًّا).
Parmi ces conditions qui ne sont pas autorisées et sont nulles (B.B) :
------- B.B.A) certaines conditions sont telles que, bien qu'interdites et nulles, elles n'entraînent pas l'invalidité du mariage (lequel demeure pour sa part valide) ; ce genre de conditions est dit "bâtil ghayru mubtil" (باطلٌ غيرُ مُبطِل). Ainsi en est-il de la condition qu'une demoiselle (ou une dame) émettrait qu'elle épouse Untel à condition qu'il divorce de son épouse actuelle (cela contredit ceci : "عن أبي هريرة، قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "لا تسأل المرأة طلاق أختها لتستفرغ صحفتها؛ ولتنكح، فإن لها ما قدر لها" : al-Bukhârî, 6227). Ainsi en est-il également, d'après l'école hanafite, du nikâh ush-shighâr ("Je te marie à ma fille avec, en échange, que tu me maries à ta soeur") ("عن ابن عمر رضي الله عنهما "أن رسول الله صلى الله عليه وسلم نهى عن الشغار". والشغار أن يزوج الرجل ابنته على أن يزوجه الآخر ابنته، ليس بينهما صداق" : al-Bukhârî, 4822, Muslim, 1415) ;
------- B.B.B) certaines conditions sont interdites et nulles, et rendent le mariage lui-même invalide (bâtil) ; ce genre de conditions est dit "bâtil mubtil" (باطلٌ ومُبطِل). Ainsi en est-il, d'après la majorité des mujtahidûn, de la condition de validité du mariage pour une durée limitée (an-nikâh bi shart it-ta'qît). D'après les 3 écoles autres que la hanafite, le nikâh ush-shighâr est lui aussi nul, et la condition relève donc de ce type B.B.B.
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–--- B.C) Enfin, il y a le cas de toutes les autres conditions.
Ces autres conditions ne sont pas établies telles quelles dans la Shar' (contrairement aux devoirs du type A) (ce type B.C est donc Shart Ja'lî), mais ne contredisent pas non plus une règle shar'î (contrairement aux conditions du type B.B). En fait, ces autres conditions reviennent :
------- soit à induire une clause supplémentaire (par exemple : le(a) conjoint(e) doit avoir telle couleur naturelle de cheveux) (y correspondent les conditions qui seront évoquées plus bas, en IV, comme des types 2, 3 et 4) ;
------- soit à se désister - de façon permanente ou de façon temporaire - d'un droit établi normalement (par exemple : le fait, pour l'épouse d'accepter de se marier avec tel homme, avec comme condition que celui-ci se désiste du droit de prendre une seconde épouse ; ou encore le fait, pour l'épouse, de stipuler qu'elle se marie avec comme condition qu'elle accepte de se désister du droit à être entretenue financièrement par le mari).
Les conditions de ce type B.C sont telles qu'elles induisent un changement par rapport au contrat normal (يُنافي مقتضى العقد المطلق).
Nous reparlerons de ce genre de conditions B.C plus bas, en III, puis en IV.
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(Un article précédent évoquait pour sa part la question suivante : Peut-on spécifier des conditions (شرط أو شروط) lorsqu'on conclut une transaction du genre d'échanges de biens (معاملة من نوع البيع) ?.)
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II) Voici des défauts, ou des caractérisiques, dont l'exemption est considérée comme une condition tacite lors du mariage (ما السلامةُ منه في حُكْم المشروط، وإن لم يصرَّح بذلك في عقد النكاح) :
– Seule l'école zahirite dit que, dans ce cas (où l'exemption d'un défaut n'avait pas été stipulée lors du mariage), la découverte de ce défaut après le mariage n'autorise pas la requête en séparation.
– Sinon, toutes les autres écoles considèrent l'exemption de tel défaut comme relevant d'une condition tacite, et, partant, la découverte de ce défaut après le mariage comme étant une cause du droit à demander la Taf'rîq.
C'est sur la détermination de ces défauts (dont l'exemption est une condition tacite) que ces écoles divergent :
----- Abû Hanîfa et Abû Yûssuf n'accordent ce droit que pour des défauts liés à l'impuissance du mari (l'épouse a alors le droit de demander la Taf'rîq - voir plus bas, en V) (Al-Hidâya, 1/400-402) ;
----- d'après Muhammad ibn ul-Hassan (Badâ'ï' us-sanâ'i', 3/597), les écoles shafi'ite, malikite et hanbalite (mais pas la hanafite) : la folie, la lèpre blanche et la lèpre noire ; de même que des défauts physiques empêchant la relation intime, tant chez le mari que chez la femme (ar-ratq wa-l-qarn) ;
----- un avis présent chez des shafi'ites dit que tout défaut grave rendant extrêmement difficile la vie conjugale est incluse dedans. C'est aussi un avis relaté de Muhammad ibn ul-Hassan (Islâm aur jadîd mu'âsharatî massâ'ïl, p. 178).
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La seule exception au droit à demander l'annulation du mariage réside dans le cas où l'autre conjoint avait été mis au courant au préalable, et avait accepté d'épouser cette personne malgré la présence de ce défaut engendrant un manquement dans son droit vis-à-vis de cette personne.
Dans ce cas-là, il n'y aura plus, pour ce conjoint, la possibilité de faire annuler ce mariage pour cause de présence de ce problème. C'est là le principe général (cependant, certaines écoles induisent certaines exceptions à cela pour certains cas : voir par exemple Islâm aur jadîd mu'âsharatî massâ'ïl, pp. 186-187).
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Par ailleurs, d'après Abû Hanîfa, le fait que l'époux soit au moins du même niveau (kafâ'ah) que l'épousée, cela est une condition établie de façon tacite (shart ul-luzûm). Dès lors, s'il s'avère que la dame s'est mariée avec un mari qui n'est pas du même niveau que le sien (et qu'il y a donc eu hypogamie féminine), le walî de cette dame a le droit de demander l'annulation du mariage (sauf si le temps a passé au point que l'épousée a eu un enfant de cet homme, et - d'après certains ulémas hanafites - sauf si l'épousée est enceinte de cet homme). Par exemple, d'après l'école hanafite, le fait que l'épouse soit arabe fait qu'un homme non-arabe n'est pas du même niveau qu'elle en terme de mariage :
--- "الكفاءة معتبرة) في ابتداء النكاح للزومه أو لصحته (من جانبه) أي الرجل لأن الشريفة تأبى أن تكون فراشا للدنيء، ولذا (لا) تعتبر (من جانبها) لأن الزوج مستفرش فلا تغيظه دناءة الفراش وهذا عند الكل في الصحيح، كما في الخبازية. لكن في الظهيرية وغيرها: هذا عنده؛ وعندهما تعتبر في جانبها أيضا. (و) الكفاءة (هي حق الولي لا حقها)؛ فلو نكحت رجلا ولم تعلم فإذا هو عبد، لا خيار لها، بل للأولياء. ولو زوجوها برضاها ولم يعلموا بعدم الكفاءة ثم علموا، لا خيار لأحد إلا إذا شرطوا الكفاءة، أو أخبرهم بها وقت العقد فزوجوها على ذلك ثم ظهر أنه غير كفء، كان لهم الخيار: ولوالجية. فليحفظ" (Ad-Durr ul-mukhtâr, 4/206-208).
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Ibn ul-Qayyim écrit :
"فاختلف الفقهاء في ذلك.
فقال داود وابن حزم ومن وافقهما: لا يفسخ النكاح بعيب البتة.
وقال أبو حنيفة: لا يفسخ إلا بالجب والعنة خاصة.
وقال الشافعي ومالك: يفسخ بالجنون والبرص والجذام والقرن والجب والعنة خاصة.
وزاد الإمام أحمد عليهما أن تكون المرأة فتقاء منخرقة ما بين السبيلين.
ولأصحابه في نتن الفرج والفم وانخراق مخرجي البولِ والمنيِّ في الفرج والقروح السيالة فيه والبواسير والناصور والاستحاضة واستطلاق البول والنجو والخصْي - وهو قطع البيضتين - والسلّ - وهو سلّ البيضتين - والوجء - وهو رضّهما - وكون أحدهما خنثى مشكلا، والعيب الذي بصاحبه مثله من العيوب السبعة، والعيب الحادث بعد العقد: وجهان.
وذهب بعض أصحاب الشافعي إلى ردّ المرأة بكل عيب تردّ به الجارية في البيع. وأكثرهم لا يعرف هذا الوجه ولا مظنته ولا من قاله. وممن حكاه أبو عاصم العباداني في كتاب طبقات أصحاب الشافعي.
وهذا القول هو القياس، أو قول ابن حزم ومن وافقه.
وأما الاقتصار على عيبين أو ستة أو سبعة أو ثمانية دون ما هو أولى منها أو مساو لها، فلا وجه له. فالعمى والخرس والطرش وكونها مقطوعة اليدين، أو الرجلين أو إحداهما أو كون الرجل كذلك: من أعظم المنفّرات. والسكوت عنه: من أقبح التدليس والغش، وهو مناف للدين. والإطلاق إنما ينصرف إلى السلامة، فهو كالمشروط عرفا. وقد قال أمير المؤمنين عمر بن الخطاب رضي الله عنه لمن تزوج امرأة وهو لا يولد له: "أخبرها أنك عقيم، وخيّرها"؛ فماذا يقول رضي الله عنه في العيوب التي هذا عندها كمال لا نقص؟
والقياس أن كل عيب ينفّر الزوج الآخر منه ولا يحصل به مقصود النكاح - من الرحمة والمودة - يوجب الخيار؛ وهو أولى من البيع، كما أن الشروط المشترطة في النكاح أولى بالوفاء من شروط البيع؛ وما ألزم الله ورسوله مغرورا قط ولا مغبونا بما غُرّ به وغُبن به. ومن تدبر مقاصد الشرع في مصادره وموارده وعدله وحكمته وما اشتمل عليه من المصالح، لم يخف عليه رجحان هذا القول وقربه من قواعد الشريعة" (Zâd ul-ma'âd, 5/182-183).
"وكيف يمكّن أحد الزوجين من الفسخ بقدر العدسة من البرص، ولا يمكّن منه بالجرب المستحكم المتمكن، وهو أشد إعداء من ذلك البرص اليسير؟ وكذلك غيره من أنواع الداء العضال.
وإذا كان النبي صلى الله عليه وسلم حرّم على البائع كتمان عيب سلعته، وحرّم على من علمه أن يكتمه من المشتري، فكيف بالعيوب في النكاح؟" (Zâd ul-ma'âd, 5/185).
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III) Voici maintenant des défauts, des particularités ou un certain agir précis, dont stipuler l'exemption - ou la présence - lors du mariage est : soit possible et valide ; soit impossible et donc invalide (ما اشتُرِط وجودُه كصفةٍ في الزوج أو الزوجة، أو ما اشتُرِطتْ سلامتُه منه، أو ما اشتُرِط عدم فِعل الزوج أو الزوجة إياه أو عدم مطالبته به مُدّةَ الحياة الازدواجيّة) ;
Une des deux parties prend un engagement avant, ou pendant, la contraction du mariage : soit garantir telle chose (ce peut être quelque chose relevant de sa situation - par exemple : "J'appartiens à la tribu des Quraysh" - ou : "Je suis financièrement aisé") ; soit renoncer à tel de ses droits dont cette partie disposait mais qui n'était pas un devoir sur lui vis-à-vis de l'autre partie (par exemple l'homme dit : "Je ne prendrai pas de seconde épouse si je me marie avec toi, et cela tant que je resterai marié à toi") ; soit renoncer à tel de ses droits, dont elle disposait normalement, et qui était un devoir sur lui vis-à-vis de l'autre partie (par exemple, la dame dit : "Je te relève de mon droit à être entretenue financièrement").
Cet engagement :
--- est-il nul (bâtil) (de sorte que cet homme n'est pas tenu - devant Dieu - à ce à quoi il s'est engagé) ?
--- ou bien est-il effectif (de sorte que cet homme est véritablement tenu - devant Dieu - à ce à quoi il s'est engagé) ? Ensuite, est-ce que cela consiste en :
------- un engagement constituant une condition, forcément définitive (une condition étant bien plus qu'une simple promesse) ?
------- ou bien en un engagement ne pouvant pas dépasser le cadre d'une promesse ? et est-ce qu'il s'agit de :
---------- une promesse définitive (sauf cas d'empêchement survenu ultérieurement) ?
---------- une promesse n'étant pas définitive (de sorte que, par une nouvelle réclamation, l'homme peut signifier à l'autre partie qu'il annule son engagement antérieur et que, à compter de ce moment, il exige le recouvrement de son droit) ?
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Ainsi, celle qui se marie avec quelqu'un mais avec comme clause qu'elle renonce à sa future part d'héritage si cet homme devenu son mari décède avant elle, cette part deviendra quand même sa propriété lorsque cet homme décèdera : cette spécification n'est pas valable en tant que condition. Oui, bien sûr, ensuite cette personne peut donner à autrui ce bien matériel dont elle a hérité (si elle n'en veut pas, eu égard à la parole qu'elle avait donnée) ; mais, au décès de son mari, elle devient automatiquement propriétaire de cette part de son legs (éventuellement en indivis si ce parent a d'autres héritiers). Je ne sais cependant pas si cela relève de ce qui demeure une promesse, ou si cela est complètement nul (car contredisant une règle fixe, mu'ayyan).
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Par rapport à ce qui ne constitue pas un engagement nul, il y a donc ici 3 possibilités :
--- soit cela vaut simple promesse, laquelle n'est pas être considéré définitive moralement ;
--- soit cela vaut simple promesse, laquelle est définitive moralement ;
--- soit cela vaut véritable condition engageante (forcément définitive).
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--- Si cela est une simple promesse, alors diyânatan (moralement) la personne l'ayant énoncée a l'obligation de la remplir (sauf cas d'empêchement véritable). Maintenant, au cas où elle ne le fait pas : est-ce que l'autre personne peut passer par un juge (qadhâ') pour réclamer l'annulation du contrat ? Non.
--- Si par contre cela est une condition stipulée lors du contrat, alors :
----- d'une part diyânatan (moralement) cette personne a l'obligation de la remplir (sauf cas d'empêchement véritable),
----- mais en sus et d'autre part, au cas où elle ne l'a pas fait, l'autre partie peut demander qadhâ'an (par le jugement rendu par un juge) l'annulation dudit contrat.
La condition est une promesse prononcée lors d'un contrat (avant lui, ou pendant sa conclusion), comme clause supplémentaire audit contrat.
"والفرق بين الشرط الصحيح في النكاح والوعد أنه: إن لم يف بالشرط، كان لها الفسخ؛ وأما الوعد، فإن لم يف به، أثم، لكن ليس لها الفسخ" (islamqa.info).
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La question est donc : Est-il possible, lors de la conclusion du contrat, de stipuler comme clause (ishtirât) que le conjoint ou la conjointe possède telle qualité physique (ce qui a été évoqué en III) ?
--- D'après les hanafites ce genre de clause (du type B.C) est nulle. C'est là le principe général (Al-Fiqh ul-islâmî wa adillatuh, pp. 7058-7060) ; pour autant, il est certaines conditions qui sont valables et reconnues (comme nous le verrons plus bas).
--- D'après l'école hanbalite ce genre de conditions est valide sur le principe (même s'il existe des exceptions au sujet de certains cas de figure) (Al-Mughnî 9/256). Seules sont nulles d'après l'école hanbalite les conditions du type B.B, car consistant en un engagement :
----- qui contredit l'objectif principal du contrat qu'est le mariage (يخالف مقصود عقد النكاح) (par exemple la condition que le mariage ne sera jamais consommé, ou que cette épouse ne viendra jamais auprès de ce mari : Al-Mughnî, 9/297),
----- ou qui comporte quelque chose d'interdit (par exemple que la demoiselle accepte d'épouser Untel à condition qu'il divorce de son épouse actuelle : cela a été interdit par la Sunna : "عن أبي هريرة رضي الله عنه، قال: "نهى رسول الله صلى الله عليه وسلم عن التلقي، وأن يبتاع المهاجر للأعرابي، وأن تشترط المرأة طلاق أختها، وأن يستام الرجل على سوم أخيه، ونهى عن النجش، وعن التصرية" : al-Bukhârî, 2577 ; Muslim, 1408, 1515. Voir Al-Mughnî, 9/295-296).
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Ahmad ibn Hanbal se fonde sur ce hadîth : "Celle des conditions qui mérite le plus d'être observée est celle [qui a été stipulée lors du contrat] par lequel vous avez rendu licite (de tirer profit de) les sexes" (c'est-à-dire : "celle qui a été stipulée lors du mariage") : "عن عقبة بن عامر رضي الله عنه، قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "أحق الشروط أن توفوا به ما استحللتم به الفروج" (al-Bukhârî, 2572, Muslim, 1418, at-Tirmidhî, 1127, an-Nassâ'ï, 3281, 3282, Abû Dâoûd, 2139).
Après avoir rapporté ce hadîth, at-Tirmidhî a relaté la divergence qui existe entre les mujtahids sur le sujet : certains disent que s'il a été stipulé comme condition que le mari ne fera pas quitter l'épouse de sa demeure à elle, ou de la ville dans laquelle elle réside, cette condition est valable et l'épouse peut en exiger le respect [c'est l'avis de Ahmad : Al-Mughnî, 9/292] : "والعمل على هذا عند بعض أهل العلم من أصحاب النبي صلى الله عليه وسلم، منهم عمر بن الخطاب، قال: "إذا تزوج رجل امرأة وشرط لها أن لا يخرجها من مصرها، فليس له أن يخرجها"؛ وهو قول بعض أهل العلم؛ وبه يقول الشافعي وأحمد وإسحاق. وروي عن علي بن أبي طالب أنه قال: "شرط الله قبْل شرطها"؛ كأنه رأى للزوج أن يخرجها وإن كانت اشترطت على زوجها أن لا يخرجها؛ وذهب بعض أهل العلم إلى هذا، وهو قول سفيان الثوري وبعض أهل الكوفة" (Jâmi' ut-Tirmidhî, n° 1127).
Cependant, il semble que ash-Shâfi'î soit (différemment de ce que at-Tirmidhî relate ici de lui) de l'avis que la condition sus-citée est nulle : "وان شرط أن لا يتسرى عليها أو لا ينقلها من بلدها، بطل الشرط، لأنه يخالف مقتضى العقد؛ ولا يبطل العقد، لانه لا يمنع مقصود العقد، وهو الاستمتاع" (Al-Muhadhdhab) ; "وإن تزوجها بمائة على أن لا يتزوج أو لا يتسرى عليها، أو على أن لا يسافر بها أو على أن لا يكلم أباها وأمها أو على أن لا يكسوها ولا ينفق عليها أو على أن لها أن تخرج من بيتها متى شاءت، فالنكاح صحيح، والشرط والمهر فاسدان؛ وبه قال مالك وأبو حنيفة. وقال أحمد: الشرط صحيح؛ ومتى لم يف لها به، ثبت لها الخيار في فسخ النكاح؛ وروى ذلك عن عمر رضى الله عنه ومعاوية وعمر بن عبد العزيز وشريح وأبى الشعثاء رضى الله عنهم" (Al-Majmû').
Ibn Taymiyya a parlé du fait que Ahmad permet que l'épouse stipule comme condition qu'elle ne le suivra pas dans une nouvelle demeure mais demeurera dans sa demeure à elle, ou qu'il ne prendra pas de seconde épouse tant qu'il sera marié à elle : "ويجوّز أحمد أيضا في النكاح عامة الشروط التي للمشترط فيها غرض صحيح؛ لما في الصحيحين عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال: "إن أحق الشروط أن توفوا به ما استحللتم به الفروج". ومن قال بهذا الحديث، قال: إنه يقتضي أن الشروط في النكاح أوكد منها في البيع والإجارة. وهذا مخالف لقول من يصحح الشروط في البيع دون النكاح. فيجوّز أحمد أن تستثني المرأة ما يملكه الزوج بالإطلاق - فتشترط أن لا تسافر معه ولا تنتقل من دارها -، وتزيد على ما يملكه بالإطلاق - فتشترط أن تكون مخلية به، فلا يتزوج عليها ولا يتسرى. ويجوّز - على الرواية المنصوصة عنه المصحَّحة عند طائفة من أصحابه - أن يشترط كل واحد من الزوجين في الآخر صفة مقصودة، كاليسار والجمال ونحو ذلك، ويملك الفسخ بفواته. وهو من أشد الناس قولا بفسخ النكاح وانفساخه، فيجوّز فسخه بالعيب، كما لو تزوج عليها وقد شرطت عليه أن لا يتزوج عليها، وبالتدليس كما لو ظنها حرة فظهرت أمة، وبالخلف بالصفة على الصحيح، كما لو شرط الزوج أن له مالا فظهر بخلاف ما ذكر. وينفسخ عنده بالشروط الفاسدة المنافية لمقصوده، كالتوقيت واشتراط الطلاق" (Al-Qawâ'ïd un-nûrâniyya al-fiqhiyya, p. 212).
Al-Bukhârî a pour sa part écrit les titres suivants :
- "باب الشروط في النكاح
وقال عمر: "مقاطع الحقوق عند الشروط". وقال المسور بن مخرمة: "سمعت النبي صلى الله عليه وسلم ذكر صهرا له، فأثنى عليه في مصاهرته فأحسن، قال: "حدثني فصدقني، ووعدني فوفى لي" (Sahîh ul-Bukhârî, Kitâb un-Nikâh - Kitâb 70 -, bâb 53).
- "باب الشروط في المهر عند عقدة النكاح
وقال عمر: "إن مقاطع الحقوق عند الشروط، ولك ما شرطت". وقال المسور: "سمعت النبي صلى الله عليه وسلم ذكر صهرا له، فأثنى عليه في مصاهرته، فأحسن قال: "حدثني وصدقني، ووعدني فوفى لي" (Sahîh ul-Bukhârî, Kitâb ush-Shurût - Kitâb 58 -, bâb 6).
- "باب ما لا يجوز من الشروط في النكاح
وقال ابن مسعود: "لا تشترط المرأة طلاق أختها" (Sahîh ul-Bukhârî, Kitâb un-Nikâh, bâb 54).
- "باب ما لا يجوز من الشروط في النكاح" (Sahîh ul-Bukhârî, Kitâb ush-Shurût - Kitâb 58 -, bâb 8).
Al-Bukhârî a également cité (ta'lîqan) ce propos de Omar ibn ul-Khattâb (ou de Abdullâh ibn Omar) : "وقال ابن عمر، أو عمر: "كل شرط خالف كتاب الله فهو باطل، وإن اشترط مائة شرط". قال أبو عبد الله: ويقال عن كليهما عن عمر وابن عمر" (Sahîh ul-Bukhârî, Kitâb ush-Shurût - Kitâb 58 -, bâb 17).
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IV) Ci-après plusieurs types de conditions, dont l'absence de réalisation constitue / ne constitue pas un motif rendant possible, pour le conjoint lésé, de demander au juge de prononcer la séparation (taf'rîq) :
1) Il y a ce dont l'absence constitue bel et bien un défaut (عيب/ نقص), et son exemption avait été stipulée comme condition lors du mariage : C'est alors le droit de l'autre conjoint de demander le divorce (taf'rîq) si, contrairement à la condition stipulée, le conjoint est atteint de ce défaut :
--- Il s'agit ici des défauts qui n'ont pas été comptés en II.
Ainsi, l'école shafi'ite (qui a limité l'exemption des défauts évoqués en II à cinq défauts précis, qu'elle a énumérés) compte-t-elle parmi les défauts relevant de ce cas de figure IV :
--- la cécité ;
--- la surdité.
D'après les 3 écoles malikite, shafi'ite et hanbalite, l'époux aussi peut demander la Taf'rîq s'il est lésé sur ce plan (s'il y a eu khalwa, il récupèrera ensuite le douaire auprès de la personne qui l'a trompé).
Tandis que d'après l'école hanafite, seule l'épouse peut demander le Taf'rîq pour cela, tandis que le mari dispose du Tat'lîq.
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2) Et puis il y a ce dont l'absence ne constitue pas un défaut, mais dont la présence constitue un avantage ; or la présence de cet avantage avait été stipulée comme condition lors du mariage :
--- Etre dans la fleur de l'âge (et ne pas être considérablement âgé(e)).
--- L'école hanafite reconnaît que si condition avait été spécifiée que le mari est qurashî et qu'il s'avère qu'il a menti, la dame aura le choix (même si le mari est de même niveau qu'elle, les deux étant par exemple thaqafî) : "ولو أظهر رجل نسبه لامرأة، فزوجت نفسها منه، ثم ظهر نسبه على خلاف ما أظهره، فالأمر لا يخلو إما أن يكون المكتوم مثل المظهر، وإما أن يكون أعلى منه، وإما أن يكون أدون. (...) وإن كان أدون منه - بأن أظهر أنه قرشي ثم ظهر أنه عربي -، فلها الخيار - وإن كان كفئا لها بأن كانت المرأة عربية -، لأنها إنما رضيت بشرط الزيادة، وهي زيادة مرغوب فيها، ولم تحصل، فلا تكون راضية بدونها، فكان لها الخيار. وروي أنه لا خيار لها، لأن الخيار لدفع النقص، ولا نقيصة لأنه كفء لها" (Badâï'i us-sanâ'i').
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3) Il y a encore ce dont ni l'absence ne constitue un défaut, ni la présence constitue un avantage : ce n'est qu'affaire de goût et de préférence ; or la présence de cela avait été stipulée comme condition lors du mariage :
--- On avait énoncé comme condition que le conjoint (ou la conjointe) devait être de couleur de chevelure noire, ou rousse, ou blonde, etc.
"إذا تزوجت إمرأة رجلا على أنه على صفة، فخرج بخلافها، أو على نسب، فخرج بخلافه، ففيه وجهان. أحدهما أن العقد باطل، لان الصفة مقصودة كالعين، ثم اختلاف العين يبطل العقد، فكذلك اختلاف الصفة، ولانها لم ترض بنكاح هذا الزوج فلم يصح، كما لو أذنت في نكاح رجل على صفة فزوجت ممن هو على غير تلك الصفة. والقول الثاني أنه يصح العقد؛ وهو الصحيح، لأن ما لا يفتقر العقد إلى ذكره، إذا ذكره وخرج بخلافه، لم يبطل العقد كالمهر. فعلى هذا، إن خرج أعلى من المشروط، لم يثبت الخيار، لان الخيار يثبت للنقصان لا للزيادة. فإن خرج دونها، فإن كان عليها في ذلك نقص، بأن شرط أنه حر فخرج عبدا، أو أنه جميل فخرج قبيحا، أو أنه عربي فخرج عجميا، ثبت لها الخيار لانه نقص لم ترض به. وإن لم يكن عليها نقص، بأن شرطت أنه عربي فخرج عجميا وهى عجمية، ففيه وجهان: أحدهما: لها الخيار، لأنها ما رضيت أن يكون مثلها؛ والثانى: لا خيار لها، لأنها لا نقص عليها في حق ولا كفاءة" (Al-Muhadhdhab, in Takmilat ul-Majmû', 16/577-578) (voir lequel de ces deux avis a été retenu : 16/580).
"وأما إذا اشترط السلامة، أو شرط الجمال فبانت شوهاء، أو شرطها شابة حديثة السن فبانت عجوزا شمطاء، أو شرطها بيضاء فبانت سوداء، أو بكرا فبانت ثيبا؛ فله الفسخ في ذلك كله. فإن كان قبل الدخول، فلا مهر لها. وإن كان بعده، فلها المهر؛ وهو غرم على وليها إن كان غرّه؛ وإن كانت هي الغارّة، سقط مهرها أو رجع عليها به إن كانت قبضته، ونص على هذا أحمد في إحدى الروايتين عنه؛ وهو أقيسهما وأولاهما بأصوله فيما إذا كان الزوج هو المشترط. وقال أصحابه: إذا شرطت فيه صفة فبان بخلافها، فلا خيار لها، إلا في شرط الحرية إذا بان عبدا، فلها الخيار. وفي شرط النسب إذا بان بخلافه: وجهان. والذي يقتضيه مذهبه وقواعده أنه لا فرق بين اشتراطه واشتراطها؛ بل إثبات الخيار لها إذا فات ما اشترطته أولى، لأنها لا تتمكن من المفارقة بالطلاق؛ فإذا جاز له الفسخ مع تمكنه من الفراق بغيره، فلأن يجوز لها الفسخ مع عدم تمكنها أولى؛ وإذا جاز لها الفسخ إذا ظهر الزوج ذا صناعة دنيئة لا تشينه في دينه ولا في عرضه وإنما تمنع كمال لذتها واستمتاعها به، فإذا شرطته شابا جميلا صحيحا، فبان شيخا مشوها أعمى أطرش أخرس أسود، فكيف تلزم به وتمنع من الفسخ؟ هذا في غاية الامتناع والتناقض والبعد عن القياس وقواعد الشرع وبالله التوفيق" (Zâd ul-ma'âd, 5/184-185).
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4) Il y a également le désistement d'un droit qui n'était pas un devoir de l'autre à son égard ; or le fait que le conjoint se désiste de ce droit pendant la vie matrimoniale a été spécifié comme condition lors du mariage :
--- L'épouse a énoncé comme condition que le mari se désiste du droit personnel qu'il avait de prendre une seconde épouse (cela tant qu'il demeurera marié à celle qu'il veut ainsi épouser).
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5) Il y a enfin le désistement d'un droit qui était un devoir de l'autre ; or le fait que le conjoint se désiste de ce droit pendant la vie matrimoniale a été spécifié comme condition lors du mariage :
--- Les deux époux se marient avec comme condition que l'épouse se désiste du droit qu'elle a d'être entretenue financièrement par celui qui veut l'épouser (or cela est normalement un devoir fixé par la Shar' sur le mari).
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Voici quelques avis au sujet des conditions des types 4 et 5 :
S'il y a eu comme condition que le mariage ne sera jamais consommé : cette condition est nulle (B.B) :
--- d'après l'école shafi'ite, cette clause est du type B.B.A ou B.B.B (selon que c'est l'époux ou l'épouse qui avait formulé cette condition à son sujet) : "فرع: إذا اشترطت المرأة على الزوج حال العقد أن لا يطأها، أو على أن يطأها في الليل دون النهار، أو على أن لا يدخل عليها سنة، بطل النكاح؛ لان ذلك شرط ينافى مقتضى العقد. وان شرط الزوج ذلك عليها في العقد، لم يبطل النكاح؛ لان ذلك حق له يجوز له تركه، فلم يؤثر شرطه؛ ولا يلزمه الوفاء بالشرط لقوله صلى الله عليه وسلم: "كل شرط ليس في كتاب الله فهو باطل"؛ وليس هذا في كتاب الله، فكان باطلا" (Takmilat ul-Majmû') ;
--- d'après les écoles hanafite, malikite et hanbalite, cette condition est du type B.B.A : la condition est nulle mais n'annule pas le mariage, lequel demeure valide.
Si condition a été stipulée que le mariage ne sera consommé qu'un an après la contractation du mariage ('aqd un-nikâh) (et cela pas parce que l'épousée n'est pas encore en âge d'avoir des relations intimes) :
--- les ulémas hanbalites disent en général que cette condition est nulle (B.B.A) ;
--- Ibn ul-'Uthaymîn a donné préférence au fait que cette condition est valide (B.C)(Ash-Shar'h ul-mumti', 8/201-202).
Par contre, si l'épouse est atteinte d'une maladie chronique qui ne lui permet pas d'avoir de relations intimes, et celui qui va l'épouser est au courant de cela mais l'épouse quand même : là cela relève d'un cas différent.
De façon générale, le fait de s'abstenir d'avoir de relations intimes avec une épouse qui n'est pas en état physique d'en avoir, cela relève d'un devoir incombant au mari, donc un devoir du type A cité plus haut. Ici, particulièrement, le fait que cette dame soit ainsi de façon permanente, et que le mari ait été d'accord avec, c'est le choix du mari, et cela ne constitue nullement une condition de ce type B.C. Cela relève de ce qui a été mentionné plus haut au chapitre II : le mari était au courant du problème et il s'est explicitement désisté de son droit lors de la contractation du mariage.
De même, quand la plupart des anciens juristes avaient stipulé qu'il est autorisé de contracter un mariage avec une demoiselle très jeune, mais si l'épousée n'est pas encore en âge d'avoir des relations intimes, alors avoir des relations intimes avec elle n'est pas autorisé tant qu'elle n'a pas encore atteint suffisamment de maturité pour vivre cela :
Quand ces anciens juristes avaient stipulé cela, cela ne constituait pas une condition de ce type B.C, mais cela relevait d'un devoir du type A (c'est la règle normale, et dès lors une condition Shar'î, donc tacite lorsqu'on se marie : "لا ضرر ولا ضرار" : "Pas de tort pris, ni de tort fait à autrui"). Ibn Qudâma écrit : "مسألة؛ قال: (وليس عليه دفع نفقة زوجته إذا كان مثلها لا يوطأ، أو مُنِع منها بغير عذر. فإن كان المنع من قبله، لزمته النفقة) وجملة ذلك أن المرأة إذا كانت لا يوطأ مثلها لصغرها، فطلب وليّها تسلمها والإنفاق عليها، لم يجب ذلك على الزوج، لأن النفقة في مقابلة الاستمتاع - ولهذا تسقط بالنشوز -، وهذه لا يمكنه الاستمتاع بها" (Al-Mughnî, 9/622). "فمتى كانت لا تصلح للوطء، لم يجب على أهلها تسليمها إليه وإن ذكر أنه يحضنها ويربيها وله من يخدمها؛ لأنه لا يملك الاستمتاع بها، وليست له بمحلّ، ولا يؤمن شَرَهُ نفسه إلى مواقعتها فيفضّها أو يقتلها. وإن طلب أهلها دفعها إليه، فامتنع، فله ذلك، ولا تلزمه نفقتها، لأنه لا يمكن من استيفاء حقه منها" (Al-Mughnî 9/622-623, mas'ala 5635). "وإمكان الوطء في الصغيرة معتبر بحالها واحتمالها لذلك، قاله القاضي؛وذكر أنهن يختلفن: فقد تكون صغيرةُ السن تصلح، وكبيرةٌ لا تصلح. وحدّه أحمد بتسع سنين، فقال في رواية أبي الحارث في الصغيرة يطلبها زوجها: "فإن أتى عليها تسع سنين، دفعت إليه، ليس لهم أن يحبسوها بعد التسع"؛ وذهب في ذلك إلى أن النبي - صلى الله عليه وسلم - بنى بعائشة وهي ابنة تسع. قال القاضي: "وهذا عندي ليس على طريق التحديد، وإنما ذكره لأن الغالب أن ابنة تسع يتمكن من الاستمتاع بها" (Ibid.). "وأما وقت زفاف الصغيرة المزوجة والدخول بها: فإن اتفق الزوج والولي على شيء لا ضرر فيه على الصغيرة، عمل به؛ وإن اختلفا، فقال أحمد وأبو عبيد: (...)؛ وقال مالك والشافعي وأبو حنيفة: حدّ ذلك أن تطيق الجماع، ويختلف ذلك باختلافهن، ولا يُضبَط بسنّ؛ وهذا هو الصحيح. وليس في حديث عائشة تحديد ولا المنع من ذلك فيمن أطاقته قبل تسع، ولا الإذن فيمن لم تطقه وقد بلغت تسعا. قال الداودي: وكانت عائشة قد شبت شبابا حسنًا رضى الله عنها" (Shar'h Muslim 9/206).
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S'il y a eu comme condition que le mari ne prendra pas une seconde épouse tant qu'il sera marié à cette épouse :
--- d'après l'école hanafite et l'école shafi'ite (Al-Muhadhdhab in Takmilat ul-Majmû', 16/543) : cette clause est nulle en tant que condition (de type B.B.A) ;
--- d'après l'école hanbalite : cette clause est valable, et vaut condition (B.C) (Al-Mughnî, 9/292-294).
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S'il y a eu comme condition que le mari ne donnera aucun douaire à l'épouse : cette condition est interdite et est nulle (B.B) ("لأنها تتضمن إسقاط حقوق تجب بالعقد، قبل انعقاده" : Al-Mughnî 9/296) :
--- d'après un avis de l'école shafi'ite (Al-Majmû'), ainsi que d'après Ibn Taymiyya (Al-Insâf), cette condition est du type B.B.B : le mariage en devient invalide ;
--- d'après les écoles hanafite, malikite, hanbalite, et un avis shafi'ite, cette condition est du type B.B.A : le mariage demeure valide, et le mahr ul-mithl sera obligatoire (voir par exemple Ash-Shar'h ul-mumti', 8/194).
S'il a été stipulé que le mari n'aura pas à subvenir aux besoins financiers de l'épouse :
--- en tant que condition :
----- cette clause est nulle d'après la grande majorité des ulémas hanbalites (B.B) (Al-Mughnî 9/296), de même que d'après les autres écoles ; cependant, le mariage reste valide (B.B.A) ;
----- Ibn Taymiyya dit qu'il y aurait possibilité que cette condition soit valide (B.C), de sorte que l'épouse n'ait ensuite plus le droit de réclamer l'entretien financier (sauf si le mari donne son accord) : "قوله (النوع الثاني: أن يشترط أن لا مهر لها ولا نفقة، أو أن يقسم لها أكثر من امرأته الأخرى أو أقل، فالشرط باطل، ويصح النكاح). وكذا لو شرط أحدهما عدم الوطء. وهذا المذهب، نص عليهما، وصححه في التصحيح وغيره. وجزم به في الوجيز وغيره. وقدمه في المحرر والرعايتين والحاوي الصغير والفروع. واختاره ابن عبدوس في تذكرته وغيره. وقيل: يبطل النكاح أيضا. وقيل: يبطل إذا شرطت عليه أن لا يطأها. قال ابن عقيل في مفرداته: ذكر أبو بكر فيما إذا شرط أن لا يطأ، أو أن لا ينفق، أو إن فارق رجع بما أنفق: روايتين؛ يعني في صحة العقد. قال الشيخ تقي الدين رحمه الله: "ويحتمل صحة شرط عدم النفقة"؛ قال: "لا سيما إذا قلنا: إنه إذا أعسر الزوج ورضيت به: أنها لا تملك المطالبة بالنفقة بعد". واختار فيما إذا شرط أن لا مهر فساد العقد، وأنه قول أكثر السلف" (Al-Insâf) ;
--- par contre, en tant que simple renoncement à la réclamation de son droit à être entretenue : l'épouse peut ne pas réclamer ce droit, en vertu de l'engagement qu'elle avait pris ; cependant, il lui est possible de revenir sur cet engagement (c'est donc une promesse non-définitive), puisque le devoir d'entretien financier est un devoir qui se renouvelle chaque jour (فكل يوم سببٌ لوجوب نفقة ذلك اليوم).
Ainsi, si elle avait promis de ne pas réclamer ce droit pendant par exemple deux ans (le temps que son mari - alors encore étudiant - trouve un travail rémunéré), alors, pendant ce laps de temps, elle est tenue à sa promesse. Cependant, cela n'est pas valide en tant que condition. Et si, pendant le laps de temps qu'elle avait mentionné, elle veut revenir sur sa promesse et réclamer la prise en charge de ses dépenses :
--- diyânatan elle ne le peut pas (puisqu'elle a fait une promesse) ;
--- par contre, si elle le fait quand même, alors qadhâ'an ce ne sera pas considéré comme une raison pour le mari de faire annuler le mariage (faskh) pour cause de non-respect de la clause.
Ibn ul-'Uthaymîn dit que, par contre, dans le cadre d'un accord (sul'h) pour sauvegarder le mariage, si l'épouse renonce définitivement à être entretenue financièrement, cela est possible, et cela est définitif : "الخلاصة: أولاً: إذا شرط الزوج أن لا نفقة قبل العقد، ثم عقد على هذا الشرط، فالعقد صحيح والشرط باطل. ثانياً: إذا أسقطت المرأة نفقتها بعد العقد، فالإسقاط صحيح، لكن لها أن تطالب بها في المستقبل. ثالثاً: إذا جرى ذلك بينهما صلحا، بأن خيف الشقاق بينهما، وتصالحا على أن لا نفقة؛ فهنا ليس لها أن تطالب بالنفقة، لأنه جرى الصلح عليها" (Ash-Shar'h ul-mumti', 8/197) ; il a cité ici 3 cas de figure, et a exposé la différence entre le premier et le second cas de figure : parlant du premier, il avait dit : "وأما التعليل، فهو أن هذه المرأة أسقطت حقها قبل ثبوته - لأن النفقة تثبت بعد العقد، وهذه أسقطتها قبل ثبوتها -، فلا يصح" ; et, parlant du second : "فإن هذا يجوز، لأنه إسقاط للحق بعد ثبوته. لكنهم قالوا ـ رحمهم الله ـ: لو عادت فطالبت، وجبت لها النفقة، لأن المستقبل لها الحق أن تطالب به؛ فالنفقة تتجدد كل يوم بيومه" (Ibid., 8/196).
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V) La séparation entre les deux conjoints (qui est chose à éviter autant que faire se peut), cela se fait soit par divorce (Tat'lîq, ou chose égale), soit par annulation (Faskh un-nikâh).
Selon autre recoupement, il y a soit le Tat'lîq (parole prononcée par le mari), soit le Taf'rîq ul-qâdhî (parole prononcée par le juge) :
– Le Tat'lîq consiste en une parole prononcée par le mari.
– Quant au Faskh un-nikâh :
Le Faskh n'équivaut pas à un Tat'lîq : cela entraîne qu'un Faskh un-nikâh n'entraîne pas de diminution dans le nombre total de Tat'lîq possibles - au nombre de trois - avant la séparation définitive ; et que, en cas de Faskh, s'il n'y a pas eu khalwa sahîha, la moitié du douaire n'est même pas due à l'épousée (contrairement au cas où il y a alors eu Tat'lîq).
"وارتداد أحدهما) أي الزوجين (فسخ) فلا ينقص عددا، (عاجل) بلا قضاء. (فللموطوءة) ولو حكما (كل مهرها) لتأكده به (ولغيرها نصفه) لو مسمى أو المتعة (لو) (ارتد). وعليه نفقة العدة (ولا شيء من المهر والنفقة سوى السكنى) (به يفتى) (لو ارتدت) لمجيء الفرقة منها قبل تأكده" (Ad-Durr ul-mukhtâr). "قوله فسخ) أي عند الإمام، بخلاف الإباء عن الإسلام. وسوَّى محمد بينهما بأن كلا منهما طلاق، وأبو يوسف بأن كلا منهما فسخ. وفرّق الإمام بأن الردة منافية للنكاح لمنافاتها العصمة، والطلاق يستدعي قيام النكاح فتعذر جعلها طلاقا. وتمامه في النهر" (Radd ul-muhtâr) ; "قوله ولا شيء من المهر) أي في غير المدخول بها لأنها محل التفصيل، بقوله "لو ارتد" وقوله "لو ارتدت" (Radd ul-muhtâr).
– Le Taf'rîq ul-qâdhî, pour sa part, consiste en le divorce prononcé par un juge.
Et, selon différents cas de figure, le Taf'rîq ul-qâdhî :
----- parfois équivaut à un Tat'lîq ;
----- et d'autres fois à un Faskh.
----- Dans le cas suivant cela équivaut à un Tat'lîq : "وإذا كان الزوج عنينا أجله الحاكم سنة، فإن وصل إليها فيها، وإلا فرق بينهما إذا طلبت المرأة ذلك. (...) فإذا مضت المدة ولم يصل إليها، تبين أن العجز بآفة أصلية، ففات الإمساك بالمعروف، ووجب عليه التسريح بالإحسان؛ فإذا امتنع، ناب القاضي منابه ففرق بينهما. ولا بد من طلبها لأن التفريق حقها. وتلك الفرقة تطليقة بائنة، لأن فعل القاضي أضيف إليه، فكأنه طلقها بنفسه. وقال الشافعي رحمه الله: هو فسخ. لكن النكاح لا يقبل الفسخ عندنا" (Al-Hidâya, 1/400-401). "م: (فإذا امتنع) ش: من المفارقة، م: (ناب القاضي منابه، ففرق بينهما) ش: دفعا للظلم، لأن القاضي هو انتصب لدفع الظلم" (Al-Binâya) ; "م: (لكن النكاح لا يقبل الفسخ عندنا) ش: يعني: بعد تمام العقد. أما قبل تمام العقد، فيقبل ذلك، كما في خيار البلوغ وخيار العتاقة، لأن ذلك امتناع من تمام العقد" (Ibid.).
----- Mais dans le cas énoncé ci-après cela équivaut à un Faskh : "م: (وإذا زوجت المرأة نفسها من غير كفء، فللأولياء أن يفرقوا بينهما دفعا لضرر العار عن أنفسهم)؛ ش: أما التفريق، فما لم تلد المرأة، وفيه خلاف قد مضى. ولا يبطل حق الولي بالسكوت بعد العلم، وإن طال السكوت. ولا يكون التفريق إلا عند القاضي؛ لأنه مجتهد فيه، وكل من الخصمين يثبت بدليل، فلا يقطع الخصومة إلا بفعل من له ولاية عليهما، كالفسخ بخيار البلوغ. وما لم يفرق القاضي، فحكم الطلاق والإرث قائم، وكأن النكاح انعقد صحيحا في ظاهر الرواية. وهذه الفرقة ليست بطلاق، لأنه تفريق على سبيل الفسخ لأجل النكاح؛ والطلاق تصرُّفٌ في النكاح. ولا مهر لها إن لم يدخل بها" (Al-Binâya) ; "قوله "في غير الكفء" أي في تزويجها نفسها من غير كفء. وكذا له الاعتراض في تزويجها نفسها بأقل من مهر مثلها، حتى يتم مهر المثل أو يفرق القاضي كما سيذكره المصنف في باب الكفاءة. (قوله فيفسخه القاضي) فلا تثبت هذه الفرقة إلا بالقضاء لأنه مجتهد فيه، وكل من الخصمين يتشبث بدليل، فلا ينقطع النكاح إلا بفعل القاضي. والنكاح قبله صحيح يتوارثان به إذا مات أحدهما قبل القضاء. وهذه الفرقة فسخ لا تنقص عدد الطلاق، ولا يجب عندها شيء من المهر إن وقعت قبل الدخول؛ وبعده، لها المسمى - وهذا بعد الخلوة الصحيحة -، وعليها العدة ولها نفقة العدة لأنها كانت واجبة: فتح" (Radd ul-muhtâr).
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– Quand on dit que la dame a, dans tel cas de figure, le choix (al-Khiyâr) entre rester l'épouse de cet homme, et se séparer de lui : est-ce que l'application concrète de ce choix (s'il est de mettre fin au mariage en cours) se fera par sa parole à elle, ou bien nécessite un Taf'rîq ul-qâdhî ?
Dans l'école hanafite, cela dépend des types de Khiyâr :
--- dans le cas d'un Khiyâr ul-'itq : cela se fait par la parole de la dame ;
--- dans le cas d'un Khiyâr ul-mukhayyara : cela se fait aussi par la parole de la dame ;
--- dans le cas d'un Khiyâr ul-bulûgh : cela se fait par le Taf'rîq ul-qâdhî ;
--- dans le cas d'un Khiyâr ul-'ayb (voir plus haut, en II) : il y a débat dans l'école hanafite : les deux opinions existent.
Al-Kâssânî écrit ainsi, parlant du Khiyâr que l'épouse a au cas où elle découvre que celui qu'elle a épousé est impuissant (خيار العيب) :
"وأما حكم الخيار، فهو تخيير المرأة بين الفرقة وبين النكاح: فإن شاءت اختارت الفرقة، وإن شاءت اختارت الزوج؛ فإن اختارت المقام مع الزوج، بطل حقها ولم يكن لها خصومة في هذا النكاح أبدا لما ذكرنا أنها رضيت بالعيب، فسقط خيارها؛ وإن اختارت الفرقة، فرق القاضي بينهما: كذا ذكره الكرخي، ولم يذكر الخلاف. وظاهر هذا الكلام يقتضي أنه لا تقع الفرقة بنفس الاختيار.
وذكر القاضي في شرحه مختصر الطحاوي أنه تقع الفرقة بنفس الاختيار في ظاهر الرواية ولا يحتاج إلى القضاء، كخيار المعتقة وخيار المخيرة؛ وروى الحسن عن أبي حنيفة أنه لا تقع الفرقة ما لم يقل القاضي: "فرقت بينكما"، وجعله بمنزلة خيار البلوغ: هكذا ذكر.
وذكر في بعض المواضع أن قول أبي حنيفة: ما روى الحسن عنه وما ذكره الحسن عنه، وما ذكر في ظاهر الرواية: قولُهما" (Badâ'ï' us-sanâ'i', 3/592).
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– De même, pour ce qui est du Faskh un-nikâh :
--- certains cas de Faskh relèvent des prérogatives d'un juge, nécessitant donc un Taf'rîq ("م: وإذا زوجت المرأة نفسها من غير كفء، فللأولياء أن يفرقوا بينهما دفعا لضرر العار عن أنفسهم؛ ش: أما التفريق، فما لم تلد المرأة، وفيه خلاف قد مضى. ولا يبطل حق الولي بالسكوت بعد العلم، وإن طال السكوت. ولا يكون التفريق إلا عند القاضي؛ لأنه مجتهد فيه" : Al-Binâya) ;
--- tandis que d'autres cas de Faskh ne dépendent pas de la parole d'un juge : "قوله "ولا يتوقف": أي الفسخ بخيار العتق لا يتوقف على قضاء القاضي" (Radd ul-muhtâr, 3/339).
W'Allâhu A'lam (Dieu sait mieux).