De quelqu'un qui est, selon les apparences, mort musulman, pouvons-nous affirmer qu'il est au Paradis ?

Il existe ici 2 hukm différents :

1) Le fait - pour nous musulmans - de déclarer un homme : "croyant" (mu'min) par rapport à ce monde.
L'application de ce qualificatif à un homme  (وصفه بالكافر بالنسبة للدنيا) entraîne (sabab) l'applicabilité (par les musulmans) de plusieurs ahkâm shar'iyya le concernant, notamment les suivants :
--- la possibilité pour cet homme d'hériter de son proche parent qui, lui, est musulman ;
--- la possibilité, au cas où il meure, que les musulmans demandent pardon à Dieu en sa faveur ;
--- la possibilité pour lui de se marier avec une musulmane ;
--- etc.

--- 2) le fait - pour nous musulmans - de déclarer quelqu'un : "croyant dans l'autre monde.

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Shâh Waliyyullâh a exposé ces deux sens du terme "foi" en les termes suivants : "فجعل الإيمان على ضربين؛أحدهما: الإيمان الذي يدور عليه أحكام الدنيا (...)؛ وثانيهما: الإيمان الذي يدور عليه أحكام الآخرة من النجاة والفوز بالدرجات" (HB 1/).

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Et chacun de ces 2 hukm a deux dimensions :

--- A) La dimension de la règle générale (al-hukm ul-'âmm).
----- cela concerne la règle énoncée en 1 (le hukm dunyawî) : la règle est que celui à qui le message d'un messager parvient et qui y adhère, celui-là est, dès lors, considéré par nous musulmans : "muslim" ;
----- et cela concerne aussi la règle mentionnée en 2 (le hukm ukhrawî) : c'est Dieu qui rendra le Jugement, certes, mais Il nous a fait savoir en tant que règle générale ce qu'il adviendra dans l'autre monde de ceux qui meurent en étant muslim.

--- B) La dimension de l'application de cette règle générale à une personne précise (al-hukm 'ala-l-'ayn) :
----- il s'agit de l'application, par nous humains, à une personne précise, du qualificatif "muslim" ("Untel est muslim") (et ce par à cause du simple constat qu'elle a apporté foi), et, partant, de toutes les règles temporelles (hukm dunyawî) qui y sont attachées (citées plus haut en 1) ;
----- et il s'agit de l'affirmation, par nous humains, que telle personne précise est mu'min "auprès de Dieu", et, plus encore, qu'elle se trouve dans le Paradis de l'autre monde (hukm ukhrawî) (2) ; par exemple : "M. Untel est actuellement dans le Paradis de l'autre monde".

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Par rapport au hukm dunyawî (1) :

La dimension 1.A (celle de la règle générale) est comme suit :

--- Celui qui a apporté foi en l'Existence, en l'Unicité de Dieu, et a adhéré à Son plus récent message lui étant parvenu, celui-là est : mu'min.

On dit cependant "muslim" plutôt que "mu'min" : Nous avons traité cette question de façon détaillée dans un article précédent : Quelle différence entre "islâm" et "îmân", "muslim" et "mu'min" ?.

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Et la dimension 1.B (celle concernant la personne précise) est comme suit
:

Le constat de l'adhésion à l'islam (avec un minimum de compréhension de ses enseignements) chez une personne précise suffit à ce que nous lui appliquions le nom "muslim" ainsi que les ahkâm qui y sont liées.

Il y a par contre ici le cas de celui dont on sait qu'il est un Munâfiq bi nifâq akbar : comment les musulmans agiront-ils avec lui : comme avec un muslim ? ou différemment ? La réponse est donnée dans l'article sus-cité.

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Par rapport au hukm ukhrawî (2) :

L'aspect 2.A (celui de la règle générale) est relativement aisé :

Celui qui meurt avec la foi voulue est assuré d'être admis au Paradis un jour.
Les grands péchés (ghayr kufr akbar) sont passibles d'une sanction temporaire dans le Feu de l'autre monde, et, à la personne qui est morte avec le minimum de foi voulue mais sans se repentir de tels grands péchés, Dieu peut donc appliquer la sanction prévue (avant de le faire entrer au Paradis), comme Il peut lui pardonner ses péchés par pure Faveur (et l'admettre directement au Paradis).

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C'est l'aspect 2.B (celui des personnes précises) qui est nuancé :

(Une personne morte apparemment en islam, les musulmans peuvent (et même doivent globalement) demander à Dieu de lui accorder Son Pardon, de l'accueillir dans Sa Grâce ; cependant, cela relève plus exactement du 1.B.
Il y a cependant ici le
hukm concernant celui dont il est établi qu'il était un Munâfiq bi Nifâq akbar.)

La question qui se pose ici est : Peut-on affirmer d'une personne morte apparemment avec la foi que Dieu agrée, qu'elle se trouve dans le Paradis ?

Réponse par deux écrits de at-Tahâwî :
"ونرجو للمحسنين من المؤمنين أن يعفو عنهم ويدخلهم الجنة برحمته، ولا نأمن عليهم، ولا نشهد لهم بالجنة. ونستغفر لمسيئهم، ونخاف عليهم، ولا نقنطهم" (Al-Aqîda at-tahâwiyya, 59) ;

"ونرى الصلاة خلف كل بر وفاجر من أهل القبلة، وعلى من مات منهم. ولا ننزل أحدا منهم جنة ولا نارا. ولا نشهد عليهم بكفر ولا بشرك ولا بنفاق ما لم يظهر منهم شيء من ذلك؛ ونذر سرائرهم إلى الله تعالى" (Al-Aqîda at-tahâwiyya, 69-70).

La personne qui est morte avec le minimum de foi voulue mais sans apparemment se repentir de tels grands péchés : on craint, au sujet d'une telle personne, l'application de ce châtiment dans l'autre monde, mais il est hors de question d'affirmer que cette personne le subit factuellement. "عن قال أبي هريرة، قال: سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول: "كان رجلان في بني إسرائيل متواخيين، فكان أحدهما يذنب، والآخر مجتهد في العبادة، فكان لا يزال المجتهد يرى الآخر على الذنب فيقول: أقصر. فوجده يوما على ذنب فقال له: أقصر. فقال: خلني وربي! أبعثت علي رقيبا؟ فقال: والله لا يغفر الله لك، أو: لا يدخلك الله الجنة! فقبض أرواحهما، فاجتمعا عند رب العالمين فقال لهذا المجتهد: أكنت بي عالما، أو كنت على ما في يدي قادرا؟ وقال للمذنب: اذهب فادخل الجنة برحمتي، وقال للآخر: اذهبوا به إلى النار". قال أبو هريرة: والذي نفسي بيده لتكلم بكلمة أوبقت دنياه وآخرته" (Abû Dâoûd, 4901, Ahmad, 7942). "عن جندب أن رسول الله صلى الله عليه وسلم حدث "أن رجلا قال: "والله لا يغفر الله لفلان"، وإن الله تعالى قال: من ذا الذي يتألى علي أن لا أغفر لفلان؟ فإني قد غفرت لفلان، وأحبطت عملك" : Jundub relate que le Prophète (sur lui soit la paix) a raconté qu'un homme a dit : "Par Dieu, Dieu n'accordera pas Son Pardon à Untel !" et que Dieu Elevé soit-Il a dit : "Qui fait serment par Moi que Je n'accorderai pas le Pardon à Untel ? J'ai accordé le Pardon à Untel et ai annulé tes (bonnes) actions !" (Muslim, 2621).

Quant à la personne morte avec la foi voulue et avec une vie apparemment de piété, nous espérons pour elle la félicité dans l'autre monde, mais pouvons-nous affirmer qu'elle se trouve au Paradis ?

En fait...
--- Hadith 1) Umm ul-'Alâ' a dit à 'Uthmân ibn Maz'ûn, un Muhâjir [qui était très détaché de ce monde], alors qu'il venait de mourir :
"Mon témoignage à ton sujet est que Dieu t'a honoré".
Le Prophète (sur lui soit la paix) lui dit alors : "Et qu'est-ce qui te fait savoir que Dieu l'a honoré ?
- Mon père et ma mère pour toi, ô Messager de Dieu, eh bien qui donc Dieu honorerait-Il [si ce n'est un homme aussi pieux] ?
- Pour ce qui le concerne, la chose certaine (la mort) lui est venue, et par Dieu j'espère pour lui le bien. Mais je ne sais pas, alors que je suis le Messager de Dieu, ce qu'on fera de moi.
- "Par Allah, je ne ferai plus la tazkiya de quelqu'un face à Dieu !"
Cela m'attrista, raconte Umm ul-'Alâ' dans une autre version, je m'endormis et vis une source coulant pour 'Uthmân. J'en parlais au Prophète (sur lui soit la paix), qui me dit : "Cela est son action" :
"عن الزهري، قال: حدثني خارجة بن زيد الأنصاري، أن أم العلاء - امرأة من نسائهم - قد بايعت النبي صلى الله عليه وسلم، أخبرته أن عثمان بن مظعون طار له سهمه في السكنى، حين أقرعت الأنصار سكنى المهاجرين. قالت أم العلاء: فسكن عندنا عثمان بن مظعون، فاشتكى، فمرضناه، حتى إذا توفي وجعلناه في ثيابه، دخل علينا رسول الله صلى الله عليه وسلم، فقلت: "رحمة الله عليك أبا السائب، فشهادتي عليك لقد أكرمك الله"، فقال لي النبي صلى الله عليه وسلم: "وما يدريك أن الله أكرمه؟" فقلت: "لا أدري بأبي أنت وأمي يا رسول الله"، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "أما عثمان فقد جاءه والله اليقين، وإني لأرجو له الخير، والله ما أدري وأنا رسول الله ما يفعل به". قالت: فوالله لا أزكي أحدا بعده أبدا، وأحزنني ذلك. قالت: فنمت، فأريت لعثمان عينا تجري، فجئت إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم، فأخبرته، فقال: "ذاك عمله" (al-Bukhârî, 2541).

--- Hadith 2) Dans un autre hadîth on lit, de même, que quand on fait les éloges d'une personne, il faut dire : "Je pense que", et non pas s'exprimer comme si on était certain du caractère "agréé par Dieu" de la personne, en affirmant cela ("qu'il ne fasse pas la tazkiya de quelqu'un face à Dieu") : "عن أبي بكرة، قال: أثنى رجل على رجل عند النبي صلى الله عليه وسلم، فقال: "ويلك قطعت عنق صاحبك، قطعت عنق صاحبك" مرارا، ثم قال: "من كان منكم مادحا أخاه لا محالة، فليقل أحسب فلانا، والله حسيبه، ولا أزكي على الله أحدا، أحسبه كذا وكذا، إن كان يعلم ذلك منه".
Dans une autre version : "ويحك، قطعت عنق صاحبك - يقوله مرارا - إن كان أحدكم مادحا لا محالة فليقل: أحسب كذا وكذا، إن كان يرى أنه كذلك، وحسيبه الله، ولا يزكي على الله أحدا" قال وهيب، عن خالد: "ويلك"" (al-Bukhârî et Muslim).

--- Hadith 3) Le convoi funéraire de quelqu'un passa, les croyants présents firent les éloges du défunt, le Prophète (sur lui soit la paix) dit alors : "Cela est devenu nécessaire."
Le convoi de quelqu'un d'autre passa, les croyants présents dirent du mal du défunt, le Prophète (sur lui soit la paix) dit alors : "Cela est devenu nécessaire".
Omar (que Dieu l'agrée) demanda : "Qu'est-ce donc qui est devenu nécessaire ?"
- "Celui-ci, vous avez dit du bien de lui, le Paradis est donc devenu nécessaire pour lui. Celui-là, vous avez du mal de lui, la Géhenne est donc devenue nécessaire. Vous êtes les témoins de Dieu Sur Terre" : "عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال: مروا بجنازة، فأثنوا عليها خيرا، فقال النبي صلى الله عليه وسلم: "وجبت". ثم مروا بأخرى فأثنوا عليها شرا، فقال: "وجبت". فقال عمر بن الخطاب رضي الله عنه: "ما وجبت؟" قال: "هذا أثنيتم عليه خيرا، فوجبت له الجنة. وهذا أثنيتم عليه شرا، فوجبت له النار. أنتم شهداء الله في الأرض" (al-Bukhârî, 1301, Muslim, 949) : le premier était un Croyant, alors que le second était un Hypocrite dans la foi : "قال النووي: والظاهر أن الذي أثنوا عليه شرا كان من المنافقين. قلت: يرشد إلى ذلك ما رواه أحمد من حديث أبي قتادة بإسناد صحيح أنه صلى الله عليه وسلم لم يصل على الذي أثنوا عليه شرا وصلى على الآخر" (FB 3/292) ; "عند الحاكم كنت قاعدا عند النبي صلى الله عليه وسلم، فمر بجنازة، فقال: "ما هذه الجنازة؟" قالوا: "جنازة فلان الفلاني كان يحب الله ورسوله ويعمل بطاعة الله ويسعى فيها"؛ وقال ضد ذلك في التي أثنوا عليها شرا" (FB 3/291).

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Cela entraîne qu'il y a eu 3 avis chez les Pieux Prédécesseurs quant à la possibilité - ou l'impossibilité - d'affirmer, d'un homme décédé avec apparemment la foi voulue, qu'il ira au Paradis :

--- Avis A) On ne peut affirmer pareille chose qu'à propos des prophètes ; les autres personnes mortes apparemment avec la foi voulue, on ne peut pas dire qu'elles sont au paradis : on l'espère pour eux, on prie Dieu en ce sens, mais on ne peut pas l'affirmer.

--- Avis B) On ne peut affirmer pareille chose qu'à propos des prophètes, ainsi que des croyants au sujet de qui il y a un Texte affirmant qu'ils sont ou iront au Paradis [comme Abû Bakr, Omar, Uthmân, Alî, Talh'a, az-Zubayr, Sa'd, Saîd, Abd ur-Rahmân, Abû 'Ubayda, ainsi que tout autre que ces 10 Compagnons à propos duquel il y a un hadîth, tel que Thâbit ibn Qays ibn Shammâs, Fâtima, al-Hassan, al-Hussein, etc.] ;

--- Avis C) On peut dire pareille chose au sujet, aussi, de ceux qui sont morts apparemment avec la Foi voulue et de qui (l'ensemble) des Croyants disent du bien ; comme le montre le 3ème hadîth].

En fait ce dernier avis (C) est à comprendre comme signifiant que, à propos de ces personnes évoquées dans le hadîth n° 3, c'est de façon zannî qu'on le dira. Car on ne peut pas, pour les personnes relevant de ce que le 3ème hadîth évoque, l'affirmer de façon qat'î, comme on doit le faire pour les prophètes et comme on doit le faire pour Abû Bakr, Omar, etc.

Et ce que ce 3ème hadîth indique, c'est qu'il s'agit là d'"indicateurs de bonne nouvelle" : on espère que ces éloges que les pieux musulmans font de cette personne constitue un indice que celle-ci se trouve dans le Paradis du Barzakh. Mais cela demeure zannî. Exactement comme le bon rêve qu'un autre musulman voit au sujet d'une telle personne : "عن ابن عباس، قال: كشف رسول الله صلى الله عليه وسلم الستارة والناس صفوف خلف أبي بكر، فقال: "أيها الناس، إنه لم يبق من مبشرات النبوة إلا الرؤيا الصالحة، يراها المسلم، أو ترى له" (Muslim, 479).

Ibn Abi-l-'Izz écrit :
"وللسلف في الشهادة بالجنة ثلاثة أقوال:
أحدها: أن لا يشهد لأحد إلا للأنبياء، وهذا ينقل عن محمد بن الحنفية والأوزاعي.
والثاني: أنه يشهد بالجنة لكل مؤمن جاء فيه النص، وهذا قول كثير من العلماء وأهل الحديث.
والثالث: أنه يشهد بالجنة لهؤلاء ولمن شهد له المؤمنون، كما في الصحيحين: أنه "مر بجنازة، فأثنوا عليها بخير، فقال النبي صلى الله عليه وسلم: وجبت، ومر بأخرى، فأثني عليها بشر، فقال: وجبت. وفي رواية كرر: وجبت ثلاث مرات، فقال عمر: يا رسول الله، ما وجبت؟ فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم: هذا أثنيتم عليه خيرا وجبت له الجنة، وهذا أثنيتم عليه شرا وجبت له النار، أنتم شهداء الله في الأرض". وقال صلى الله عليه وسلم: "توشكون أن تعلموا أهل الجنة من أهل النار، قالوا: بم يا رسول الله؟ قال: بالثناء الحسن والثناء السيئ". فأخبر أن ذلك مما يعلم به أهل الجنة وأهل النار" (Shar'h ul-aqîda at-tahâwiyya, 2/538).

Mullâ 'Alî al-qâri' écrit :
"واعلم أن للسلف رحمهم الله في الشهادة بالجنة ثلاثة أقوال:
أحدها: أن لا يشهد لأحد إلا للأنبياء عليهم السلام. وهذا ينقل عن محمد بن الحنفية والأوزاعي. وهذا أمر قطعي لا نزاع فيه
والثاني: أن يشهد لكل مؤمن جاء نص في حقه. وهذا قول كثير من العلماء، لكنه حكم ظني.
والثالث: أن يشهد أيضًا لمن شهد له المؤمنون، كما في الصحيحين: أنه عليه الصلاة والسلام "مر بجنازة، فأثنوا عليها بخير، فقال النبي صلى الله عليه وسلم: وجبت، ومر بأخرى، فأثني عليها بشر، فقال: وجبت. فقال عمر: يا رسول الله، ما وجبت؟ فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم: هذا أثنيتم عليه خيرا وجبت له الجنة، وهذا أثنيتم عليه شرا وجبت له النار، أنتم شهداء الله في الأرض". وهذا أمر ظاهري غالبي، والله أعلم بالصواب" (Shar'h ul-fiqh il-akbar, p. 183).

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On le voit : Ce qui relève du Ghayb, le connaître n'appartient qu'à Dieu. Cependant, il est certaines personnes au sujet de qui Dieu a fait connaître leur devenir dans l'autre monde à Ses prophètes, et, pour ce que nous pouvons aujourd'hui connaître, à Son dernier prophète, Muhammad (sur lui soit la paix) :

"عن عبد الرحمن بن عوف، قال: قال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "أبو بكر في الجنة، وعمر في الجنة، وعثمان في الجنة، وعلي في الجنة، وطلحة في الجنة والزبير في الجنة، وعبد الرحمن بن عوف في الجنة، وسعد في الجنة، وسعيد في الجنة، وأبو عبيدة بن الجراح في الجنة" (at-Tirmidhî, 3747) (le même contenu est relaté de Sa'îd ibn Zayd).

"عن عبد الله بن عمرو قال: كان على ثقل النبي صلى الله عليه وسلم، رجل يقال له كركرة، فمات فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "هو في النار". فذهبوا ينظرون إليه، فوجدوا عباءة قد غلها" (al-Bukhârî, 2909). Il s'agit ici du Feu temporaire, et même peut-être seulement du Feu du Barzakh.

"عن أبي هريرة رضي الله عنه، قال: افتتحنا خيبر، ولم نغنم ذهبا ولا فضة، إنما غنمنا البقر والإبل والمتاع والحوائط. ثم انصرفنا مع رسول الله صلى الله عليه وسلم إلى وادي القرى، ومعه عبد له يقال له مدعم، أهداه له أحد بني الضباب. فبينما هو يحط رحل رسول الله صلى الله عليه وسلم إذ جاءه سهم عائر، حتى أصاب ذلك العبد، فقال الناس: هنيئا له الشهادة، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "بل، والذي نفسي بيده، إن الشملة التي أصابها يوم خيبر من المغانم، لم تصبها المقاسم، لتشتعل عليه نارا." فجاء رجل حين سمع ذلك من النبي صلى الله عليه وسلم بشراك أو بشراكين، فقال: هذا شيء كنت أصبته، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "شراك - أو شراكان - من نار" (al-Bukhârî, 3993). Même remarque ici que précédemment.

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

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