- Qadhâ, Qâdhî / Jugement émis par un juge (قضاء القاضي)

Le Juge (Qâdhî), et la nécessité pour lui d'arbitrer avec impartialité et rigueur les affaires qui lui sont soumises (Commentaire de Coran 4/105-115)

- I) Dieu dit dans le Coran, s'adressant aux détenteurs d'une autorité (de quel niveau qu'elle soit) : "إِنَّ اللّهَ يَأْمُرُكُمْ أَن تُؤدُّواْ الأَمَانَاتِ إِلَى أَهْلِهَا وَإِذَا حَكَمْتُم بَيْنَ النَّاسِ أَن تَحْكُمُواْ بِالْعَدْلِ إِنَّ اللّهَ نِعِمَّا يَعِظُكُم بِهِ إِنَّ اللّهَ…

Pourquoi l'islam enseigne lui aussi qu'il y a besoin d'un juge qualifié (قاضٍ) avant d'appliquer certaines règles (أحكام), la décision d'appliquer concrètement celles-ci à tel cas précis, puis leur application effective à ce cas, ne pouvant pas être laissées à tout individu ou groupe d'individus ?

Au niveau des connaissances de ce que Dieu agrée : – Il y a التلقي من المبلغ : le fait de recevoir, par le truchement du retransmetteur, les Paroles prononcées par Dieu (le Coran), ainsi que les paroles, actions et…

Dans l'ensemble de la Sunna du Prophète - sur lui soit la paix - (surtout, ici : ce qu'il a dit de faire), il y a une partie qui a été énoncée par Ta'abbud (تعبّد), et une autre par Maslaha (مصلحة). Et dans l'ensemble de ce qu'il a dit de faire par Ta'abbud, il y a ce qu'il a dit en tant que Messager (et qui est donc général), mais il y a aussi ce qu'il a dit en tant que médiateur seulement (et qui n'était pas obligatoire), ce qu'il a dit en tant que juge (qui est propre aux juges), et ce qu'il a dit en tant que chef politique (et qui est propre aux chefs politiques). (Première Partie)

- I) Différents états du prophète Muhammad (sur lui soit la paix) : Le Prophète (sur lui soit la paix) était chargé d'expliciter, par ses paroles, ses actions et ses silences, le Coran. A cet égard il était : –…

Les degrés de certitude relatifs à un propos donné : il y a la certitude (اليقين), la présomption (الظنّ), le doute (الشكّ)... et d'autres degrés intermédiaires

- Il y a la certitude (dans l'esprit de l'homme) du propos : "X est assurément Y". - Il y la présomption (dans l'esprit de l'homme) du propos : "X est probablement Y". - Il y a le doute :…

Chaque croyance pure, ainsi que le statut de chaque action, cela est fixe (muta'ayyan) auprès de Dieu. Le ijtihad consiste à faire l'effort de trouver cela, éventuellement en interaction avec le Réel - Mais possèdes-tu les compétences nécessaires pour te prononcer au sujet de la question quant à laquelle tu donnes un avis (que ce soit une question de Tafsîr du Coran, des Ussûl ul-hadîth, de la 'Aqîda pure ou du Fiqh, etc.) ?

--- a) Commettre une action qui est dûment interdite, cela est interdit. Ne pas accomplir une action qui est dûment obligatoire, cela est interdit. (Rappel : certaines actions sont obligatoires seulement lorsque la cause (sabab), le principe motivant ('illah) et…

Les jugements différents, rendus par les prophètes-rois David et Salomon, à propos des deux femmes et l'enfant

Abû Hurayra rapporte que le prophète Muhammad (sur lui soit la paix) a dit : "Il y avait deux femmes, chacune avec son enfant. Un loup survint et emporta l'enfant de l'une d'elles. L'une [des deux femmes] dit alors :…

Les deux jugements différents rendus par les prophète-rois David et Salomon au sujet de ceux dont les bêtes avaient ravagé un champ

Evoquant plusieurs récits de différents prophètes dans la sourate 21, Dieu dit : "وَدَاوُودَ وَسُلَيْمَانَ إِذْ يَحْكُمَانِ فِي الْحَرْثِ إِذْ نَفَشَتْ فِيهِ غَنَمُ الْقَوْمِ وَكُنَّا لِحُكْمِهِمْ شَاهِدِينَ فَفَهَّمْنَاهَا سُلَيْمَانَ وَكُلًّا آتَيْنَا حُكْمًا وَعِلْمًا" "Et David et Salomon, lorsqu'ils rendaient le…

Le prophète-roi David (عليه السلام) et les deux disputeurs

Alors qu'auparavant les différentes tribus constituant les fils d'Israël luttaient contre les Philistins sans disposer d'une direction unique (c'était la période dite "des Juges"), à un moment donné ils demandèrent à leur prophète d'alors, Samuel, de leur susciter un roi,…

Réponse (II, suite) à des critiques formulées à propos de mon article sur "'adam ul-hukm bi mâ anzalallâh" - Avec le commentaire d'un écrit de Ibn Taymiyya quant à ce que le Qâdhî peut imposer et ce qu'il n'a pas la prérogative d'imposer

Suite de l'article traitant de certaines critiques formulées à propos de mon écrit relatif au statut de l'action "'adam ul-hukm bi mâ anzalallâh". -Voici quelques-autres des éléments avancés par l'objecteur à mon sujet : "Une proposition rapportée par l'auteur [=…

Un "qadhâ" est un "décret religieux". Quant à la "fatwa", c'est un "avis religieux circonstancié", ce n'est pas un "décret", et cela n'a pas de valeur morale contraignante

Un certain nombre de personnes (non-musulmanes mais aussi parfois musulmanes) traduisent "fatwa" par : "décret religieux islamique" et lui donnent, pour celui qui la reçoit du mufti, une portée moralement contraignante (nous parlons là de la "fatwa" au sens particulier…

Le qadhâ du qâdhî a-t-il un caractère contraignant pour toute la communauté musulmane, ou bien seulement pour les affaires précises qu'il traite ?

Dans un article précédent nous avons exposé que le jugement du qâdhî a une valeur moralement contraignante pour le musulman à propos de qui il a été prononcé. Ici une nouvelle question se pose : Un qâdhî peut-il rendre un…